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International

Elections en Italie: Les enjeux du scrutin

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5218 Le 27/02/2018 | Partager
L'UE mise sur un accord de grande coalition
Les différents scénarios possibles

L'Union européenne s'inquiète des risques de paralysie de l'Italie au lendemain des élections générales du 4 mars. Elle mise sur un accord de grande coalition entre les partis politiques pro-européens afin d'éviter le «pire scénario». «Je voudrais que l'Italie après le 4 mars puisse disposer d'un gouvernement qui gouverne grâce à un soutien parlementaire», avait indiqué Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne.

Il s'est dit préoccupé par toutes les incertitudes qui pèsent actuellement sur l'Europe. Il a cité «le référendum interne des sociaux-démocrates allemands sur l'accord de coalition avec les chrétiens-démocrates organisé le même jour que les élections en Italie et la multiplication des gouvernements minoritaires…».

Ce qui risquerait de peser sur les marchés financiers. Les partenaires européens de l'Italie se sont refusés à tout commentaire lors de leur sommet informel vendredi 23 février à Bruxelles. Mais «certains œuvrent en coulisses pour favoriser une alliance entre Silvio Berlusconi, le patron de Forza Italia (FI, droite) et Matteo Renzi, le secrétaire général du Partido Democratico (PD, centre-gauche), si aucun ne parvient à obtenir la majorité», ont confié à l'AFP plusieurs sources européennes.

Le président français Emmanuel Macron s'est entretenu à plusieurs reprises avec Matteo Renzi, qui avait soutenu sa campagne et a repris son slogan «En Marche». Silvio Berlusconi est pour sa part «traité» par les membres les plus influents de la politique européenne, le Parti Populaire Européen (PPE, centre-droit), dont Forza Italia est membre, est-il expliqué.

L'alliance de FI avec des partis d'extrême droite (La Ligue et Fratelli d'Italia) a le vent en poupe à l'approche du scrutin. Mais l'issue reste très incertaine et pourrait conduire à un Parlement sans majorité stable. Le scrutin en vigueur est un dosage complexe entre proportionnelle et majoritaire et il permet d'obtenir la majorité des sièges avec 40% ou 45% des voix.

Le FMI a revu les estimations du PIB italien à la hausse. Une croissance de 1,4% est prévue en 2018 mais il faudrait s’attendre à un ralentissement l’année prochaine (1,1%). L’Italie est l’un des principaux partenaires commerciaux du Maroc.

Les Marocains résidant en Italie forment la communauté d’immigrés hors UE qui crée le plus d’entreprises privées dans ce pays européen, selon un rapport de la Fédération italienne des chambres de commerce. Ils ont ainsi créé près de 68.259 entreprises jusqu’à la fin 2017. Ce qui marque une nette progression des créations de sociétés à l’initiative de membres de la communauté marocaine.

 

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