International

Les lourdes conséquences du Brexit

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5199 Le 31/01/2018 | Partager
L'économie britannique souffrirait après la sortie de l'UE
Bruxelles a tracé les lignes rouges
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La Chambre des Lords a entamé, mardi 30 janvier, l'examen du projet de loi de retrait de l'Union européenne. Un texte crucial qui devrait donner lieu à des débats agités. Les Lords ayant d'ores et déjà appelé le gouvernement à revoir sa copie.

Cet examen intervient alors qu'une étude sur l'impact économique de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, a fuité lundi soir, faisant grand bruit. Selon ce rapport interne au gouvernement, qui envisage plusieurs scénarios, l'économie britannique souffrira après la sortie de l'UE, prévue le 29 mars 2019 (quel que soit le type d'accord conclu).

Le gouvernement a tenté de calmer les esprits, en indiquant qu'il s'agissait seulement d'un «travail initial» qui n'étudiait pas les conséquences en cas d' «accord sur-mesure».  Le projet de loi de retrait de l'UE a été adopté le 17 janvier par les députés à la Chambre des Communes, au terme d'un rude parcours où l'autorité de l'exécutif a été mise à mal à plusieurs reprises.

Ce texte doit permettre au Royaume-Uni de continuer à fonctionner normalement après le Brexit. Le Comité constitutionnel de la chambre haute a réclamé au gouvernement conservateur de Theresa May des changements majeurs. Tout en estimant que «le projet de loi, tel qu'il est rédigé, présente des lacunes fondamentales». Les Lords s'inquiètent également des pouvoirs étendus que le texte confère au gouvernement en matière législative.

Enfin, le comité épingle le manque «de clarté et de certitudes» quant à la répartition des compétences jusqu'ici assurées par l'UE entre le pouvoir central et les régions. Les gouvernements d'Écosse et du Pays de Galles ont déjà exprimé leurs inquiétudes de voir Londres s'accaparer certains pouvoirs à leur détriment. Réagissant à ces critiques, un porte-parole du gouvernement a assuré que ce rapport serait «attentivement» examiné.

De son côté, l'UE a tracé, lundi 29 janvier, les lignes rouges pour la phase de transition post-Brexit souhaitée par le Royaume-Uni. Elle a exigé que Londres continue d'appliquer durant cette période toutes les règles européennes, y compris celles qui seront adoptées après le divorce.

«Tout l'acquis de l'UE continuera à s'appliquer», sous la juridiction de la Cour de justice de l'Union européenne, durant une période qui «durera 21 mois jusqu'au 31 décembre 2020», a déclaré  Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit.

 

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