×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    Banque participative La filiale de BMCE Bank of Africa sur orbite

    Par Abashi SHAMAMBA | Edition N°:5177 Le 27/12/2017 | Partager
    Du compte d’épargne au financement de l’investissement, la vitrine est bien garnie
    Mais il faudra encore des réglages réglementaires et fiscaux
    bmce-banques-participatives-077.jpg

    Le président du groupe Al Baraka Banking, Adnan Ahmad Yousif, (au milieu) Brahim Benjelloun-Touimi, administrateur directeur général de BMCE Bank of Africa et Mohamed Maârouf directeur général de BTI Bank (Ph. Jarfi)

    La finance participative (ou islamique) sera l’un des terrains de compétition dans le secteur bancaire en 2018. BMCE Bank of Africa et son partenaire, le groupe Al Baraka Banking ont présenté leur filiale commune de produits bancaires islamiques. BTI Bank, détenue à 51% par BMCE Bank of Africa et 49% par Al Baraka Banking a officiellement lancé son activité hier 26 décembre.

    La toute première agence ouverte est celle située au siège du groupe à Casablanca. Dans 5 ans, le réseau comptera au total 37 agences sur tout le territoire, selon les projections. Dans la vitrine, tous les produits bancaires classiques (compte courant, compte d’épargne, dépôts d’investissement, financement de l’investissement- biens d’équipements, matériel roulant, terrain, acquisition d’appartement, automobile- et des solutions ciblant des besoins spécifiques, etc.

    Mais tout cela n’est pas encore disponible à la vente car il faudra que les instruments réglementaires soient publiés dont les avis conformes du Conseil supérieur des oulémas. La profession les attend avec impatience. Il va falloir par ailleurs apporter des ajustements au niveau fiscal, complète l’administrateur directeur général exécutif de BMCE Bank of Africa. Cet écosystème est le lubrifiant indispensable pour faire démarrer le moteur, et accélérer l’activité commerciale de la banque islamique. 

    Si le directeur général de BTI Bank vient du groupe marocain, le pacte d’actionnaires prévoit que la gouvernance soit pilotée par Al Baraka Banking, «parce  que c’est lui qui maîtrise le métier de la finance islamique», justifie l’administrateur directeur général exécutif du groupe BMCE Bank of Africa, Brahim Benjelloun-Touimi. Cela ne signifie pas pour autant qu’une des deux parties est prépondérante.

    La répartition des pouvoirs respecte un savant dosage. Le Comité de risques est présidé par la partie marocaine, tandis que le groupe barhéni aura la main sur celui de la gouvernance. Les décisions majeures seront prises solidairement par les deux partenaires. 

    Grâce à leurs réseaux africains, les deux groupes veulent projeter aussi les métiers de BTI Bank sur le continent avec une priorité pour les marchés où Al Baraka Banking est déjà implanté et l’Afrique de l’Est (Tanzanie, Kenya et Ouganda). A terme, il s’agit de mettre à profit le maillage continental de BMCE Bank of Africa (une vingtaine de pays) pour développer les solutions de la finance participative.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc