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    Meknès-Irrigation: L’INRA sensibilise à la rationalisation de l’eau

    Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:5175 Le 25/12/2017 | Partager
    Le Maroc risque une situation critique de pénurie
    La dotation annuelle en eau par habitant en dessous de la valeur critique
    Des programmes pour anticiper le stress hydrique

    L’utilisation rationnelle et la préservation des ressources hydriques sont des priorités nationales. C’est ce qu’ont rappelé les experts lors d'une rencontre organisée par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de Meknès afin d’apporter les éléments conceptuels nécessaires à une utilisation rationnelle de la ressource hydrique dans la région Fès-Meknès, notamment à l'échelle parcellaire.

    «Notre rencontre a aussi offert l’opportunité pour un renforcement de la collaboration scientifique et institutionnelle. Ceci, en vue d’une gestion efficiente de l’eau d’irrigation pour une meilleure mise en œuvre des orientations du Plan Maroc Vert, en conformité avec les directives générales du Programme national d’Economie d’Eau d’Irrigation (PNEEI) et dans l’optique de lutte contre les effets du changement climatique», indique Noureddine Bahri, chercheur à l'INRA.

    D'autres experts ont noté que «la dotation annuelle en eau par habitant est actuellement de l’ordre de 700 m3». En clair, elle est située en dessous de la valeur critique fixée à 1.000 m3, alors que les prévisions futures sont alarmantes estimant un passage de cette dotation à 500 m3 à l’horizon 2025.

    Ce qui risque de faire passer le Maroc d’une situation de tension sur l’eau à une situation critique de pénurie d’eau. En revanche, afin d'éviter cette situation, les pouvoirs publics marocains ont renouvelé la stratégie nationale de l’eau en 2010. Celle-ci vise globalement l’augmentation de l’offre tout en maîtrisant la demande, notamment pour l’irrigation qui consomme plus de 80% des eaux mobilisables.

    «Les actions planifiées dans cette stratégie concernent essentiellement la construction de nouveaux barrages, le transfert de l'eau des bassins du nord vers les régions déficitaires, le développement de la recharge artificielle des nappes et l’exploration des nappes profondes», explique-t-on.

    A noter que d’autres actions concernant le développement des ressources en eau non conventionnelles (réutilisation des eaux usées et dessalement de l’eau de mer), la préservation de la qualité de l'eau et la lutte contre sa pollution ainsi que le développement et la promotion des techniques économes d’eau en irrigation, sont prévues.

    C’est ainsi que dans la région du Saïss, un projet important visant à augmenter l’offre d’irrigation tout en préservant la nappe phréatique par l’acheminement des eaux du barrage Mdez dans l’oued Sebou, est en cours. «Ce projet concernera 7.500 exploitations agricoles pour une superficie de 30.000 ha», affirment les responsables de la Direction régionale de l'agriculture.

    Les directives générales du Plan Maroc vert soulignent la nécessité d’une bonne gestion de l’eau à travers les projets structurants déjà opérationnels, à savoir, le Programme national d’économie d’eau d’irrigation, le Programme d’extension de l’irrigation à l’aval des barrages réalisés ou programmés et la promotion du PPP pour le développement et la gestion de l’irrigation.

    Une nouvelle vision

    Le séminaire de Meknès a tenu à apporter les éléments conceptuels nécessaires à une bonne réflexion sur l’utilisation de la ressource hydrique. Le but étant d'élaborer les jalons d'une vision future de gestion rationnelle de l’eau d’irrigation. «Celle-ci devait miser sur la qualité des eaux et l'utilisation des eaux usées en irrigation. Les acquis de recherche en matière de gestion efficiente de l’eau à l’échelle parcellaire devraient être pris en compte également», concluent les experts.

    De notre correspondant,
    Youness SAAD ALAMI

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