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    International

    Statut de Jérusalem: Washington campe sur ses positions

    Par Karim Agoumi | Edition N°:5172 Le 20/12/2017 | Partager
    Les USA contre la condamnation de l’ONU
    La résolution du Conseil de sécurité a tout de même fait pression
    Un autre scrutin pourrait être à nouveau réclamé par les Palestiniens
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    Washington s’est fermement opposé à la résolution onusienne condamnant sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Le coup d’essai a notamment été dénoncé par l’ambassadrice américaine de l’ONU, Nikki Haley (Ph. AFP)

    La reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par les Etats-Unis pourrait bel et bien devenir définitive. Washington a en effet opposé son veto à une ultime résolution de l’ONU condamnant cette décision aux enjeux économiques et politiques majeurs pour la région. Un acte jugé inacceptable par les Palestiniens et qui rendrait selon eux tout accord de paix impossible avec leurs voisins israéliens.

    L’opposition catégorique des USA met ainsi fin à une résolution onusienne condamnant leur reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d’Israël. Celle-ci a été votée à l’unanimité par quatorze des quinze pays membres du Conseil de sécurité dont notamment la Chine, la France ou encore le Royaume-Uni. Le coup d’essai a notamment été dénoncé par l’ambassadrice américaine de l’ONU, Nikki Haley.

    «C’est une insulte et un camouflet que nous n’oublierons pas», a déclaré dans ce sens la diplomate d’un regard noir. La responsable n’a cependant pas précisé si le veto aurait des incidences sur le financement de l’ONU dont les Etats-Unis représentent les premiers contributeurs.

    Un veto qui a provoqué colère et désarroi du côté palestinien, jugeant inacceptable une telle décision. Ces derniers pourraient par ailleurs réagir de façon concrète en demandant officiellement un autre scrutin à l’Assemblée générale de l’ONU. Le Président palestinien Mahmoud Abbas a affirmé qu’il fallait être «fou» pour laisser Washington jouer à nouveaux les médiateurs de paix dans la région.

    En revanche, la décision américaine a été particulièrement bien accueillie par Israël dont le Premier ministre Benjamin Nétanyahou a fait part de ses remerciements à l’ambassadrice Haley pour avoir «allumé une bougie de vérité» et «dissipé les ténèbres».  Le texte onusien, auquel Washington s’est fermement opposé,  réclamait plus précisément que sa décision annoncée il y a une dizaine de jours par Donald Trump soit révoquée.

    La reconnaissance de Jérusalem en tant que capitale d’Israël a en effet bousculé le monde musulman, provoquant notamment une vague importante de manifestations à travers la planète. Sa rédaction a donné lieu à d’intenses négociations et visait avant tout à faire pression sur l’administration américaine et à défendre les droits des Palestiniens.

    Le statut de la ville sainte n’est pas un sujet à prendre à la légère. L’accord sur la question est essentiel pour tenter un jour de rétablir la paix dans la région.

     

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