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    Dossier Spécial

    Reconnaissance de l’Etat, ce précieux sésame

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5106 Le 14/09/2017 | Partager
    Les écoles d’ingénieurs dans la course pour décrocher ce label
    Des diplômes équivalents, et plus d’étudiants subsahariens

    Les écoles d’ingénieurs privées ont elles aussi commencé à déposer leurs dossiers pour la reconnaissance de l’Etat. L’EMSI et l’IGA sont déjà dans la course pour décrocher ce label. «Il s’agit d’un gage de qualité, mais la reconnaissance des employeurs est encore plus importante», estime Mohamed Zaoudi, directeur de l’IGA. «Nous, le marché nous fait confiance depuis des décennies. L’IGA compte plus de 10.000 diplômés, et commence même à inscrire les enfants de ses lauréats», poursuit-il.

    La reconnaissance apportera, cela dit, quelques avantages. Les étudiants pourront ainsi bénéficier de diplômes équivalents, de la possibilité de poursuivre leurs études dans des universités publiques, ou encore d’intégrer l’administration publique. «Auparavant, pour s’inscrire en doctorat, les lauréats n’avaient d’autre choix que de partir à l’étranger», précise le président de l’EMSI, Kamal Daissaoui.

    La reconnaissance sera aussi bonne pour la recherche. «Avec ce label nous pourrons enfin être éligibles à des financements publics, nationaux et internationaux, de la recherche. Sans la reconnaissance, il est obligatoire de s’associer à des partenaires publics pour pouvoir soumissionner», explique Daissaoui.

    Il s’agit, également, d’un avantage concurrentiel pour attirer un maximum d’étudiants subsahariens, très regardants sur la qualité des diplômes. «Même si le Maroc a été précurseur en matière d’enseignement supérieur privé en Afrique, il a très vite été dépassé par la Tunisie, qui a très tôt ouvert la voie à la reconnaissance», rappelle le président de l’EMSI. «Désormais nous pourrons lutter à armes égales, et aller plus vers cette ouverture tant souhaitée sur le continent», s’enthousiasme Daissaoui.

    Les écoles d’ingénieurs ont, cela dit, déjà investi ce vaste marché. L’EMSI dispose, par exemple, de 14 nationalités, majoritairement africaines, contre 22 pour l’IGA. L’école est, en outre, depuis quelques mois, membre du réseau d’universités africaines «Honoris», qui favorise la mobilité des étudiants du continent.

    Ecoles multi-sites: Une décision qui fâche

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    Depuis l’ouverture des candidatures pour la reconnaissance de l’Etat en 2015, le ministère de l’Enseignement supérieur a été catégorique: pas de reconnaissance par groupe, mais par établissement. Les écoles gérant plusieurs campus, comme HEM, l’EMSI ou encore l’IGA, ne pouvaient donc présenter un seul dossier. Chacun de leurs sites devait répondre au cahier des charges imposé, indépendamment des autres. Si certaines se sont exécutées, à l’instar de l’EMSI qui a investi en ressources et en enseignants afin de satisfaire aux exigences de la tutelle, et a déposé 3 dossiers pour ses 3 sites, d’autres ont refusé. Ce fut le cas de HEM, dont le dossier est resté en stand-by jusqu’en juin 2017. Avec le changement de ministre, le ministère a fait marche arrière et a accepté de réexaminer le dossier de l’école pour un «label groupe». La tutelle autorise donc à certains ce qu’elle a refusé à d’autres. L’on crie déjà à l’injustice. 

     

     

     

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