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International

Pyongyang exaspère son parrain chinois

Par Reda BENOMAR | Edition N°:5097 Le 31/08/2017 | Partager
L’ONU condamne l’essai d’un missile tiré par la Corée du Nord
La Chine, principal soutien diplomatique du régime hausse le ton
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La Chine discute avec d’autres membres du Conseil de sécurité de l’ONU d’une «réaction» après le tir par la Corée du Nord d’un missile au-dessus du Japon, a indiqué mercredi le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi. Pékin est aujourd’hui débordé par son poulain.

Le ministre s’exprimait depuis Pékin, quelques heures après que le Conseil de sécurité des Nations unies a «fermement» et de manière unanime condamné le lancement réalisé par Pyongyang. La Chine, principal soutien diplomatique de la Corée du Nord, est en train de discuter avec les autres membres du Conseil de sécurité des derniers développements de la situation. Le ministre des Affaires étrangères n’a cependant pas précisé si de nouvelles sanctions contre Pyongyang étaient à l’ordre du jour après que la Corée du Nord a mené mardi un tir de missile balistique qui a survolé le Japon pour s’abîmer dans le Pacifique 14 minutes après son lancement.

Pour la première fois depuis 2009, un engin nord-coréen survolait le Japon. Les forces d’autodéfense japonaises n’ont pas abattu le missile, jugeant qu’il ne représentait pas de menace pour le pays. Pyongyang avait déclaré avoir achevé les préparatifs d’une frappe contre Guam, où une base aérienne et une base navale américaines sont déployées, et qu’il s’exécuterait si les États-Unis ne se comportaient pas «raisonnablement».

La Chine est certes le premier partenaire commercial de la Corée du Nord. Pour autant, Pékin «n’approuve pas, bien sûr, le tir nord-coréen, qui a violé les résolutions du Conseil de sécurité et porté atteinte au traité de non-prolifération des armes nucléaires».
Il a ainsi réitéré son appel à la reprise des «pourparlers à six» (entre les deux Corées, les Etats-Unis, la Chine, la Russie et le Japon), interrompus depuis 2009, et appelé toutes les parties à s’abstenir de toute mesure contribuant à l’escalade des tensions.

Mercredi après-midi, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Hua Chunying a par ailleurs critiqué «les parties concernées» qui appellent Pékin à accentuer sa pression sur Pyongyang, une allusion claire à Washington. Les tensions autour des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord ne cessent de s’aggraver ces derniers mois, alors que Pyongyang multiplie ses tirs de missiles, dont les derniers ont eu lieu les 26 et 29 août. 

Pyongyang justifie ses ambitions militaires par la nécessité de se protéger des Etats-Unis. Le dernier tir est ainsi survenu au moment de manœuvres annuelles menées par Séoul et Washington dans la péninsule, considérées par le Nord comme une provocation.

 

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