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    Plan d’action pour l’enseignement: Plus de complémentarité entre secteurs

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5071 Le 24/07/2017 | Partager
    Un meilleur accès des lauréats des parcours professionnels aux grandes écoles
    Peu d’engagements pour le supérieur et la formation professionnelle

    Par rapport à l’Education nationale, la formation professionnelle et l’Enseignement supérieur passent presque au second plan. Mais une idée phare se dégage, celle d’une meilleure complémentarité entre les systèmes d’enseignement. Dans son plan d’action, présenté jeudi dernier en Conseil de gouvernement (voir article précédent), Mohamed Hassad insiste sur la nécessité de mettre plus de passerelles entre la Formation professionnelle et l’Enseignement supérieur. Ceci en ouvrant aux lauréats les plus méritants des parcours professionnels l’accès aux grandes écoles. Pour l’instant, un quota de 5% est imposé. L’on vise, également, à travailler sur la qualité de la formation offerte et à insuffler l’esprit d’entrepreneuriat aux jeunes stagiaires. 
    Selon le ministre, l’objectif de 1,7 million de diplômés de la formation professionnelle d’ici 2021 sera réalisé. L’OFPPT, qui assure plus de 80% du dispositif, prévoit 120 nouveaux établissements, à raison de 24 par an. Sa capacité d’accueil sera élargie à 668.000 sièges. Le nombre d’élèves en bac pro, lui, passera à 150.000. Les branches professionnelles permettent, en général, une meilleure employabilité. Le taux d’insertion des lauréats de l’OFPPT dépasse les 70%. 

    Six nouvelles cités universitaires

    Dans le supérieur, qui accueille 838.000 étudiants, aussi, les défis sont énormes. Massification mal maîtrisée, déficit d’enseignants, inadéquation de la formation avec les attentes des employeurs… La part des jeunes en âge de suivre des études universitaires reste, quant à elle, modeste. L’on souhaite la faire monter à 45% d’ici 2021-2022, contre 33% aujourd’hui. 
    Toutefois, les actions programmées concernent surtout des aspects liés à l’environnement universitaire. Six cités universitaires seront, par exemple, construites (8.200 lits) et six autres seront élargies (4.960 lits supplémentaires). Côté privé, neuf résidences seront ouvertes (7.000 lits).   
    La tutelle veillera, en outre, à apporter les «mesures juridiques» nécessaires à l’augmentation du nombre d’étudiants bénéficiant de la couverture médicale, aujourd’hui limitée à 10% de l’effectif ciblé, soit 28.679. La bourse, elle, sera généralisée à l’ensemble des doctorants et à 90% des étudiants de master. Globalement, le nombre de boursiers s’est élevé à 340.000 durant l’année écoulée (+5%). Celui des bénéficiaires de l’hébergement a atteint 60.949 (+9%).  Autre chantier, celui du suivi des lauréats des universités. L’Enseignement supérieur travaille depuis quelques années sur un système d’information global, permettant une remontée rapide des informations liées aux universités, et assurant un suivi permanent des étudiants et lauréats. Cela permettra, également, d’orienter plus de jeunes vers les filières qui assurent les meilleurs taux d’insertion professionnelle.  Au niveau du recrutement des enseignants-chercheurs, les mécanismes d’embauche seront revus, en vue de «garantir plus de transparence et consacrer l’égalité des chances». Toutefois, aucun objectif en termes de postes à ouvrir n’a été fixé. Par ailleurs, la recherche scientifique n’a pas été évoquée.
     

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