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    International

    Crise dans le Golfe: Le Qatar appelle au dialogue

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5059 Le 06/07/2017 | Partager
    Une réunion au Caire pour discuter des démarches futures
    Le rating des agences de notation

    L'Arabie saoudite et ses alliés, engagés dans un bras de fer avec le Qatar, étaient réunis au Caire hier mercredi pour discuter des démarches futures face à Doha. Ce pays a appelé au dialogue pour résoudre la crise dans le Golfe.
    Riyad et ses alliés ont rompu le 5 juin les relations diplomatiques avec ce petit émirat riche en gaz qu'ils accusent de soutenir «le terrorisme et d'entretenir des relations trop étroites avec l'Iran». Ils ont également imposé à Doha des sanctions économiques, Riyad fermant sa seule frontière terrestre. Pour mettre fin à cette crise, les quatre pays ont adressé au Qatar une liste de 13 demandes, lui intimant de s'y plier d'ici le 2 juillet puis étendant de deux jours cet ultimatum. Ils réclament entre autres «la fermeture d'une base militaire turque et de la télévision Al Jazeera, jugée trop agressive par Riyad et ses alliés, ainsi que la réduction des relations de Doha avec l'Iran».
    Le Qatar, qui a rejeté les accusations de terrorisme, a répondu officiellement à ces exigences dans un message au Koweït qui joue le rôle de médiateur. A Londres, le chef de la diplomatie du Qatar, Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, a déclaré que son pays était prêt «à s'engager dans un processus de négociations, dans un cadre clair qui garantisse sa souveraineté». Il avait toutefois jugé mardi dernier «irréaliste et irrecevable la liste des demandes». Cette liste «ne porte pas sur le terrorisme, elle appelle à mettre fin à la liberté d'expression», avait-il dit. Doha considère également que ses voisins tentent de porter atteinte à sa souveraineté dans sa politique étrangère. Les Etats-Unis comme d'autres pays occidentaux et le Conseil de sécurité de l'ONU ont toutefois appelé les rivaux du Golfe au dialogue pour résoudre cette crise dans un Moyen-Orient déjà agité par de nombreux conflits.
    Soulignant les «risques économiques et financiers découlant du différend qui a peu de chances d'être résolu rapidement», l'agence de notation Moody's a confirmé la note de crédit du Qatar mais a baissé sa perspective de «stable» à «négative».
    Malgré ces sanctions, le Qatar, premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL), a annoncé en début de semaine son intention d'augmenter du tiers sa production de gaz, de 77 millions de tonnes à 100 millions de tonnes en 2014.

    Ce que prédit Coface

    La croissance économique et la situation financière du Qatar (désormais en A4) pourraient s’aggraver suite aux récentes mesures prises par d'autres pays du Golfe, indique Coface dans son nouveau baromètre risques pays & sectoriels au 2e trimestre 2017 (voir aussi page 12). Des mesures ont été prises par les pays du Golfe à l’encontre du Qatar: «blocage de l’accès terrestre, maritime et aérien et expulsion des fonctionnaires, des résidents et des visiteurs qataris de l’Arabie saoudite et des Emirats». Elles «pourraient exacerber les vulnérabilités externes du pays et exercer une pression sur sa croissance économique (réduction du commerce régional, moindre rentabilité des entreprises) ainsi que sur ses comptes courants et budgétaires», selon l'assureur-crédit français. Si la situation s’aggrave, elle peut «déstabiliser les dépôts non-résidents (17% du PIB en 2016) et un soutien du gouvernement pourrait être nécessaire pour compenser les sorties de capitaux (ressources de Qatar Investment Authority)». La réduction d’investissements directs étrangers et de flux de portefeuille mettrait en outre une pression sur le système de l’ancrage monétaire du pays. 

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