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    Economie

    Enseignement de l'arabe à l'étranger: Un nouveau cadre de référence adopté

    Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5048 Le 19/06/2017 | Partager
    Les 500 enseignants marocains à l'étranger vont devoir s'y conformer
    L’Instance nationale d’évaluation dévoile les résultats de sa dernière étude

    La langue arabe figure parmi les fondements de l’identité marocaine. Mais son apprentissage et sa maîtrise posent problème notamment pour les enfants des Marocains résidents à l’étranger (MRE). Cela malgré la mobilisation par le gouvernement de près de 500 enseignants qui assurent l’enseignement de cette langue aux enfants des MRE installés particulièrement en France, Allemagne, Hollande, Belgique et Espagne.

    Quelles sont les motivations de nos MRE qui apprennent la langue arabe, la qualité de la formation, le profil des apprenants… Ces questions et d’autres ont fait l’objet d’une étude réalisée par l’Instance nationale d’évaluation (INE) auprès du CSEFRS, en partenariat avec la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger. Ce travail porte sur l’évaluation de l’impact de l’enseignement de la langue arabe sur la maîtrise de la langue et sur la culture d’origine.

    Les résultats de cette étude réalisée à partir d’un échantillon représentatif ont été présentés par Rahma Bourqia, directrice de l’INE, lors d’une rencontre organisée, vendredi dernier, à Rabat. Pour commencer, on rappelle que 54% des personnes interrogées ont un niveau d’instruction ne dépassant pas le baccalauréat ou équivalent et que la moitié de l’échantillon sont employés à temps plein.

    En ce qui concerne les motivations, l’étude révèle que la langue arabe est apprise de manière précoce, 70% des interrogés ayant commencé son apprentissage entre 6 et 8 ans. Il y a une certaine régularité dans le suivi de cet enseignement: 62% y passent plus de 4 ans et 32% y consacrent plus de 4 heures par semaine, est-il indiqué.

    Parmi les principales motivations, on cite l’importance de cet enseignement pour la personne concernée avec une part de 91%. Alors que pour 84% des interrogés, l’utilité de cet enseignement est d’apprendre le Coran et aussi pour la préservation de la culture marocaine (65%). Sans oublier l’effet de la langue arabe dans l’intégration au sein de leur famille nucléaire ou élargie, puis pour comprendre la culture des parents (80%).

    Mais au niveau de l’apprentissage, les résultats ne sont pas encourageants. Ainsi «le niveau de maîtrise de la langue arabe classique est faible chez 52% des interrogés ou moyen (38%). Par contre la maîtrise de la darija est plus élevée (59%), elle est considérée comme la langue de communication préférée dans la sphère familiale et la communauté maghrébine.

    Signalons par ailleurs que la rencontre de Rabat a été une occasion de présenter un aperçu sur le programme d’enseignement de la langue arabe aux enfants des MRE lancé depuis près de 40 ans. Actuellement, on distingue trois types d’enseignement, rappelle Abderrahmane Zahi, SG de la Fondation Hassan II pour les Marocains résidant à l’étranger.

    Il y a l’enseignement intégré qui se fait dans les établissements scolaires des pays d’accueil et durant les heures du travail avec une part de 14%. Le plus dominant reste l’enseignement différé (34%) réalisé en dehors des heures du travail. Ces deux types se déroulent au niveau de 2.000 établissements scolaires. Alors que la troisième catégorie concerne l’enseignement parallèle abrité dans les mosquées ou dans les locaux de certaines associations.

    A l’issue de la rencontre de Rabat, il a été procédé à l’adoption du cadre de référence pour l’enseignement de la langue arabe et la culture marocaine aux enfants des MRE. Un document devenu officiel après sa signature conjointement par Omar Azziman, président du CSEFRS, Mohamed Hassad, ministre de l’Education nationale, et Abdelkrim Benatiq, ministre délégué chargé des Marocains résidant à l’étranger et des Affaires de la migration.

    «Les 500 enseignants marocains à l’étranger devraient donc se conformer au contenu de ce cadre de référence pour assurer l’enseignement de la langue arabe et la culture marocaine aux enfants de nos MRE, précise Fouad Chafiqi, directeur au ministère de l’Education nationale.

    Echantillon représentatif

    Cette étude a été réalisée en février 2016 à partir d’un échantillon représentatif comprenant 1.272 personnes âgées de plus de 18 ans appartenant à la communauté d’origine marocaine établie dans trois principaux pays: France, Belgique et Allemagne. Pour le volet démographique, l’âge des enquêtés se situe entre 18 et 45 ans dont 72% ont moins de 30 ans.

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