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    Economie

    Baccalauréat: L’examen en mode zéro tolérance

    Par Ahlam NAZIH | Edition N°:5039 Le 06/06/2017 | Partager
    La loi anti-triche applicable cette année
    325.191 candidats contrôlés par 41.460 surveillants
    Les premières promos de la filière anglais et du parcours pro passent leur bac
    bac_exam_039.jpg

    Pour faire la traque aux téléphones portables et autres gadgets électroniques, les Académies régionales de l’éducation et de la formation ont commencé à s’équiper en détecteurs de métal depuis maintenant deux ans (Ph. Jarfi) (Les visages ont été modifiés)

    Ce 6 juin n’est pas un jour ordinaire. C’est aujourd’hui que des centaines de milliers de jeunes passent l’examen du baccalauréat. Un examen sur trois jours (et jusqu’à la matinée du 9 juin pour la section agriculture), qui marque l’achèvement d’un cursus scolaire de 12 ans.

    Cette année connaîtra la participation de 325.191 candidats (dont 49% de filles). 91% proviennent du secteur public (295.145), contre seulement 9% du privé (30.046). La session de juin 2017 est particulière, puisqu’elle marque quelques nouveautés. La première, redoutée par les élèves, est la loi anti-triche, rentrée en vigueur en septembre dernier. Les tricheurs risquent gros. 

    Ceux qui seront pris en flagrant délit auront un 0 dans la matière où ils ont triché. Ils peuvent aussi voir toutes leurs notes annulées, ou encore, être interdits de passer l’examen pendant deux ans. «Les Académies régionales de l’éducation et de la formation, pour leur part, ont commencé à s’équiper en détecteurs de métal depuis maintenant deux ans, afin de faire la traque aux gadgets électroniques», rappelle une source du ministère de l’Education nationale.

    Tolérance zéro donc. Toute personne impliquée est susceptible de sanctions (présentation de documents falsifiés, fuite de sujets d’examen…). Des peines de prison allant de 6 mois à 5 ans, et des amendes de 5.000 à 100.000 DH sont prévues.

    candidats_bac_039.jpg

    De prime abord, la chute du nombre de candidats est vertigineuse. Environ -25% uniquement entre juin 2016 et juin 2017. Mais ce recul est notamment dû à la baisse du nombre de candidats libres. Ils représentent 27,5% des effectifs cette année, contre 33% en 2014. Le ministère ayant pris, dès 2015, des mesures permettant d’éliminer à la source les candidatures «fictives»

    Quelque 41.460 personnes ont été chargées de la surveillance des candidats dans les 20.730 salles d’examen prévues. Par ailleurs, 1.431 observateurs ont été dépêchés au niveau des 1.431 centres d'examens ouverts, afin d’assurer le contrôle et le suivi des opérations.

    Les élèves du baccalauréat marocain option anglais, au nombre de 72 candidats, passent pour la première fois l’examen. De même que ceux des parcours professionnels (143). En revanche, pour ceux du bac international option français, il s’agira de la deuxième promotion (8.058). Les matières grises du ministère de l’Education nationale, soit 33 commissions de 222 membres, ont concocté 258 sujets. Un travail qui leur a pris cinq mois. 40.000 cadres pédagogiques seront mobilisés pour la correction de près de 3,6 millions de copies.

    Les sessions de rattrapage sont programmées les 11, 12 et 13 juillet (et jusqu’au 14 juillet pour la section agriculture). L’an dernier, 55,36% des candidats ont pu décrocher leur baccalauréat, soit un peu plus d’un sur deux. Feront-ils mieux cette année?

     

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