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Economie

Leasing: Le coup de frein en 2016

Par Franck FAGNON | Edition N°:5018 Le 08/05/2017 | Partager
La production stagne à 14 milliards de DH
En revanche, les financements de véhicules se distinguent
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La stagnation de la production en 2016 masque un bon comportement du crédit-bail mobilier (+6,5%) portée par les investissements en particulier dans le transport et la communication  et dans le commerce

C’est un rythme auquel les professionnels du crédit-bail sont peu habitués. La production a quasiment stagné (+0,6%) l’année dernière à 14 milliards de DH. Leur activité est directement liée à l’appétit d’investissement. Or, il n’était pas forcément au rendez-vous. La mauvaise campagne agricole, l’attentisme des opérateurs dans une année électorale (législatives d’octobre 2016) et une activité économique atone (1,2% de croissance du PIB) ont contrarié l’initiative des chefs d’entreprise.

A cela s’ajoutent les délais de paiement de plus en plus longs qui sont devenus un problème structurel et freinent l’investissement. Le ralentissement de la production des sociétés de leasing en 2016 s’explique par ailleurs par l’agressivité commerciale des banques. L’encours des prêts à l’équipement y a augmenté de 12%. Sauf que cette croissance est portée par quelques grandes entreprises, les PME sont à l’écart de cette dynamique.

Tous les indicateurs ne sont pas sombres dans le bulletin de santé des leaseurs. La stagnation de la production masque une progression de 6,5% du crédit-bail mobilier pour s’établir à 11 milliards de DH. La performance de ce segment tient à une spectaculaire reprise (+76%) du marché du matériel informatique et surtout à l’excellente tenue des montages pour l’acquisition de véhicules utilitaires (+9,5%) et de tourisme (+9,7%). «Il y a un intérêt clair pour le leasing sur le roulant.

Cela tient en partie à une évolution des mentalités. Les entreprises ne sont plus très portées à la propriété des actifs. Elles préfèrent de plus en plus les isoler de leur bilan», observe Abdesslam Bouirig, directeur général de BMCI Leasing et président de la section Crédit-bail à l’Association professionnelle des sociétés de financement (APSF).

La profession a aussi profité de l’effet «salon auto» et des investissements des transporteurs dans le renouvellement ou l’élargissement de leur flotte. Les opérations de crédit-bail dans le secteur transport et communication ont dépassé 2,2 milliards de DH, en hausse de 20%. Elles progressent de 6% dans le commerce et la réparation automobile. En revanche, les financements marquent nettement le pas dans l’industrie. Ils suivent la même tendance dans la construction. Nombre d’entreprises vivent encore principalement des marchés publics et tout retard a des répercussions sur leur propre investissement.

Les montants débloqués pour l’acquisition ou le renouvellement de matériel de BTP ont diminué de 2% en 2016. Idem pour les machines et les équipements industriels en baisse de 2%. Ce n’est pas mieux au niveau du crédit-bail immobilier où la production décroche de 16% à 3 milliards de DH. Seuls les montages de leasing pour la construction d’immeubles industriels échappent à ce mouvement baissier.

Après trois mois d’activité en 2017, les opérateurs du leasing comme beaucoup d’autres attendent de voir les orientations que prendra le  nouveau gouvernement. «Nos clients nous présentent des plans d’investissement intéressants, mais leur réalisation dépend du déblocage des budgets d’investissements publics», relève le président de la section Crédit-bail à l’APSF. Les opérations de leasing sur le roulant poursuivent leur hausse. La production de crédit-bail mobilier entre janvier et mars 2017 a accéléré de 21% par rapport à la même période l’année dernière.

Convergence des règles

La profession souhaite une convergence des points de vue avec le régulateur et l’administration fiscale. Plusieurs dossiers sont sur la table des négociations. Les sujets de discussion avec Bank Al-Maghrib portent notamment sur les règles de calcul du coefficient de solvabilité. Les opérations avec certaines entreprises sont jugées trop gourmandes en fonds propres, ce qui pourrait pénaliser l’attractivité de cette source de financement. Les opérateurs réclament un allègement de la quotité de 150% appliquée à certaines créances lors du calcul du coefficient de solvabilité à 80% pour le crédit-bail mobilier et 40% pour le crédit-bail immobilier.

Les consultations se poursuivent, assure le président de la section Crédit-bail à l’APSF. Les effritements avec la Direction des impôts touchent plusieurs aspects. Les sociétés de leasing peuvent maintenant amortir les biens financés sur la durée du contrat. Reste à faire adhérer le fisc à l’idée d’un amortissement financier des biens. D’autres points liés à la taxe sur les services communaux ne sont pas totalement réglés.

 

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