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International

Présidentielle/France: Le score de Marine Le Pen scruté à l’étranger

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:5017 Le 05/05/2017 | Partager
S’il est très haut, cela infléchirait la politique du prochain gouvernement
Le débat a tourné au pugilat
Euro, immigration, mondialisation… les thèmes
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Le dernier débat télévisé Emmanuel Macron vs Marine Le Pen a été marqué par de violents échanges. Les deux candidats à la présidentielle ont confronté leurs projets dans une ambiance tendue. La patronne du Front national,  reprochant sans répit au fondateur d'En Marche, ancien ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, de porter «la mondialisation sauvage». Le centriste pro-européen l'accusant de «haine, de falsification et de mensonges».

Le lendemain, les deux protagonistes sont repartis sur le terrain. La campagne s'achèvera officiellement vendredi soir à minuit. Les relations économiques franco-marocaines sont profondes. En 2016, le Maroc était le premier partenaire commercial de la France en Afrique en volume global. L’émergence du secteur automobile et plus généralement la montée en gamme des exportations, se reflètent dans les échanges avec Paris.

L’année dernière, le solde des échanges commerciaux bilatéraux est excédentaire en faveur de l’Hexagone, à hauteur de 24,8 millions d’euros, selon une note économique de l’ambassade de France au Maroc. L’importance du poste céréales conduit les exportations à être fortement dépendantes de la conjoncture agricole marocaine (pluviométrie).

n Programme contre programme: Le candidat du mouvement En Marche! propose de «refonder l'UE, ébranlée par le Brexit, la crise des réfugiés et le doute». En redynamisant le couple franco-allemand et en organisant des «conventions démocratiques dans toute l'Europe pendant six à dix mois sur les priorités qu'elle doit avoir». Il plaide notamment pour un renforcement de l'Europe de la défense et une meilleure gouvernance de la zone euro. Marine Le Pen, la candidate du Front national (FN), anti-européenne et antimondialiste, veut elle, «restituer au peuple français sa souveraineté, notamment économique et monétaire».

Elle entend rétablir les frontières et une monnaie nationale et négocier à Bruxelles la sortie de la zone euro et de l'espace Schengen. Avec une politique économique de «priorité nationale». A l'issue de ces négociations, elle veut organiser un référendum sur l'appartenance à l'Union européenne.

■ Euro: Ces derniers jours, Marine Le Pen a mis en sourdine son programme anti-euro, qui inquiète de nombreux électeurs, notamment les retraités inquiets pour leur épargne. A l'inverse, Emmanuel Macron veut doter la zone euro d'un budget, d'un parlement et d'un ministre des Finances propres et engager une «politique d'investissements européens». Pour convaincre l'Allemagne, il s'engage en cas de victoire à mener des réformes structurelles et à maintenir le déficit public français sous les 3% du PIB.

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Au Maroc, c'est aussi le fondateur d'En Marche qui l’a emporté avec 31,6% des votes exprimés. Marine Le Pen arrive bonne dernière et se contente de 4,14% du total. A noter que le taux de participation a atteint 53,2%

■ Mondialisation: La dirigeante d'extrême-droite dénonce une «mondialisation sauvage et prône un protectionnisme intelligent». Elle promet de renégocier les traités commerciaux internationaux (comme le traité de libre-échange CETA entre l'UE et le Canada) et d'imposer une taxe de 3% sur certaines importations. Marine Le Pen taxerait à 35% les produits des entreprises délocalisant leurs usines, et pénaliserait l'embauche de salariés étrangers. Partisane de la préférence nationale pour les marchés publics, elle réclame aussi la suppression d'une directive européenne sur les travailleurs détachés, accusée de favoriser le dumping social.

A l'inverse, pour l’ancien banquier d'affaires, «la mondialisation est une formidable opportunité». Défenseur du libre-échange, il propose toutefois de faire examiner le CETA par «une commission de scientifiques» pour évaluer ses conséquences et le modifier si besoin. En matière sociale, il propose de limiter à un an la durée autorisée de séjour d'un travailleur détaché. Et veut réserver l'accès aux marchés publics européens aux entreprises localisant au moins la moitié de leur production en Europe.

■ Immigration: Marine Le Pen entend réduire l'immigration à un solde annuel de 10.000 personnes et a promis en fin de campagne un «moratoire» sur l'immigration légale. Elle veut restreindre les conditions de l'asile, durcir le regroupement familial et rendre impossible la régularisation des étrangers en situation illégale. La candidate du FN prévoit l'expulsion automatique des criminels et délinquants étrangers. Elle bannirait voile et burkini de l'espace public, contrairement à Emmanuel Macron. Ce dernier promet de son côté d'accélérer l'examen des demandes d'asile.

 

 

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