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Analyse

Développement: Rabat-Salé-Kénitra Il faut d'abord désenclaver le rural

Par Noureddine EL AISSI | Edition N°:5015 Le 03/05/2017 | Partager
Réduire les disparités entre les villes et le monde rural
Un budget de 4 milliards de DH sera mobilisé pour ce chantier
L’amélioration de la compétitivité du territoire figure également au menu
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Pour Abdessamad Sekkal, président de la région Rabat-Salé-Kénitra, par ce programme de développement, on vise à mobiliser les potentialités de la région au profit du bien-être de ses habitants (Ph. RRSK)

- L’Economiste: Où en est la préparation du programme de développement de la région que vous présidez?
- Abdessamad Sekkal:
Nous en sommes à la phase trois qui consiste en l’élaboration du programme avec les différents partenaires. Nous avons défini au préalable les choix stratégiques pour le développement de la région en tenant compte de ses potentialités et ses ambitions ainsi que les besoins de ses habitants. Une fois finalisé, nous allons le soumettre au comité de pilotage au courant de ce mois. Les délibérations peuvent avoir lieu lors de la session normale du conseil de la région du mois de juillet ou avant dans le cadre d’une session extraordinaire.

- Allez-vous sortir des sentiers battus pour cette nouvelle vision?
- La région ambitionne de mettre l’humain au centre de son modèle de développement. Pour développer un territoire, il faut prendre en considération notamment des composantes suivantes: le territoire, l’économique, et l’humain ainsi que le social. Nous avons commencé par ce dernier volet du fait qu'aujourd’hui les indicateurs de développement humain de la région sont non satisfaisants voire alarmants particulièrement dans le monde rural. Notre objectif est d’asseoir un modèle de développement qui soit au service des citoyens de la région en consacrant le principe de la solidarité intra territoriale. Ce qui va permettre de répondre à deux défis spécifiques au territoire régional.

- De quels défis est-il question?
- Il s’agit de la mise à niveau de ses différentes composantes territoriales compte tenu des déficits liés aux besoins sociaux de base. Et l’émergence de territoires compétitifs avec des vocations spécifiques. Il faut rappeler qu’il s’agit d’une région qui se distingue par d’énormes potentialités mais avec une dynamique territoriale différenciée. Avec le modèle que nous allons mettre en place, nous cherchons à satisfaire les besoins de la région. Nous mettrons aussi à sa disposition les moyens qui lui permettront d’être compétitive et de se développer d’une manière cohérente. Et cela, en matière d’aménagement industriel, de mobilité à l’intérieur de ce territoire sans oublier l’amélioration de l’offre de l’emploi et les services publics au profit des citoyens.

- Parmi les handicaps à cette nouvelle configuration, le poids du monde rural est encore trop marginalisé. Comment envisagez-vous de remédier à cette situation?
- Nous prévoyons le développement d’un certain nombre de centres émergents qui vont assurer l’encadrement sur le reste du territoire. Dans le même sens, il y a un travail à effectuer en matière d’irrigation de ce territoire par le réseau de routes rurales pour faciliter la mobilité et assurer le désenclavement de ces zones. De même pour l’accès au réseau de distribution d’eau potable et d’électricité. A ce titre, il faut rappeler que le désenclavement du monde rural figure parmi les préoccupations de notre région. Un engagement qui sera soutenu par le programme du développement du monde rural au niveau national avec un budget colossal de 50 milliards de DH sur 7 ans.

- Quel arsenal financier comptez-vous déployer pour mener votre nouvelle vision?
- Dans le cadre de ce programme, une enveloppe de 4 milliards de DH sera consacrée à la région de Rabat-Salé-Kénitra. 1,6 milliard de DH sera mobilisé par le conseil de la région, et le reste financé par d’autres partenaires. Près de 170 millions de DH seront réservés pour l’adduction d’eau potable et le branchement au réseau d’électricité, alors que le reste sera consacré à la construction de routes rurales. Une convention a été signée avec l’ONEE en vue d’assurer la généralisation de la distribution de l’eau potable et de l’électricité au profit de l’ensemble des zones rurales de la région seulement dans un délai de trois ans et non de 7 ans qui couvre le programme. Nous avons déjà consacré 30 millions en 2016 et 52 millions cette année. En 2018, il est prévu de débourser quelque 73 millions de DH. Pour la construction des routes rurales, nous avons budgétisé 100 millions de DH en 2016 et 120 millions de DH l’année 2017. Dès que l'étude sera finalisée, les travaux seront aussitôt lancés.

Activer le transfert des compétences propres

Pour relever les défis de la régionalisation avancée, le président de la région de Rabat-Salé-Kénitra juge urgente la mise en place d’une feuille de route entre le gouvernement et l’association des présidents des régions pour permettre d’activer le transfert aux régions des compétences propres prévues par la nouvelle  loi portant sur les régions. Certes, avec la régionalisation avancée, on enregistre des évolutions et améliorations sur le plan des capacités administratives et financières des régions, avance Sekkal. Mais pour lui, il faut activer le transfert de leurs compétences propres comme la formation professionnelle, l’emploi et l’encouragement à l’investissement.

Propos recueillis par Noureddine EL AISSI

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