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France/présidentielle: Les débats animés à l’approche du scrutin

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4997 Le 06/04/2017 | Partager
Chaque candidat déploie son programme pour convaincre les électeurs
Les thèmes de l’emploi, la sécurité et le social mis en avant
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Les onze candidats à la présidentielle française (1er tour prévu le 23 avril, le second le 7 mai) se sont affrontés mardi soir lors d’un débat télévisé. Objectif: «tenter de convaincre la majorité d’électeurs encore indécis à 19 jours du scrutin et éviter la menace d’une abstention record». Pour les Français résidant au Maroc, les élections se tiendront aux mêmes dates (cf. notre édition N°4988 du 24/03/2017).

Ce débat était une occasion pour les candidats les moins connus de faire entendre leur voix dans cette campagne marquée par les scandales. Pour leur part, les deux favoris des sondages pour le premier tour crédités d’environ 26% chacun, Marine Le Pen, la dirigeante d’extrême droite, et Emmanuel Macron, ancien ministre du président François Hollande repositionné au centre, se sont affrontés sur la sortie de l’euro. L’ancien banquier d’affaires a critiqué l’idée de Mme Le Pen de mettre en place un «protectionnisme intelligent et un référendum sur la sortie de l’euro».

Il a qualifié ce projet de «guerre économique», qui se traduira par «une baisse du pouvoir d’achat des Français».  Marine Le Pen s’est, elle, présentée comme celle qui veut «rendre la parole au peuple dans un pays livré à l’insécurité et au terrorisme et confronté à la mondialisation...». Le candidat de la droite, François Fillon, s’est montré plutôt sur la défensive, notamment lorsque la question de la moralisation de la vie politique a été évoquée, rapporte l’AFP. Il a été durement attaqué par le candidat d’extrême gauche Philippe Poutou.

Fillon est tombé en troisième position dans les intentions de vote (17%) après un scandale sur des emplois fictifs présumés impliquant sa famille. Une affaire qui lui a valu une inculpation notamment pour détournement de fonds publics. Son programme est diversifié: «vaincre le totalitarisme islamique», «sauver l’Europe», ou encore «libérer l’économie»...
Quatrième des sondages, le représentant de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (natif de Tanger) s’en est lui pris à la finance et l’emploi, en se disant prêt à gouverner. Mélenchon, qui progresse dans les sondages, est aujourd’hui crédité de 15% des intentions de vote.

L’Europe a été le déclencheur de débats entre les différents candidats. Les adeptes du renforcement de la construction européenne (Emmanuel Macron), ceux plaidant pour la renégociation des traités (Jean-Luc Mélenchon) et ceux demandant un «Frexit» et/ou la sortie immédiate de l’euro (Marine Le Pen).

 

 

 

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