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    Economie

    Carburants: Forte baisse du printemps

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4992 Le 30/03/2017 | Partager
    Le gasoil recule en moyenne de 33 centimes et l’essence de 17 centimes le 1er avril
    Principaux bénéficiaires, les gros consommateurs
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    Chaque station-service a sa propre politique tarifaire. C’est ce qui explique les écarts de prix à l’intérieur d’un même réseau, abstraction faite du différentiel correspondant aux frais de transport (Ph. Jarfi)

    Le 1er avril, les prix des carburants connaîtront une baisse et ce n’est pas un poisson d’avril. C’est le gasoil qui enregistrera la plus forte baisse, 33 centimes par litre. C’est la plus importante depuis deux ans. Le prix à la pompe devrait passer, selon les stations et les villes, à environ 8,94 dirhams le litre. Par contre, le litre d’essence ne connaîtra qu’une légère réduction de 17 centimes et devrait être proposé à environ 10,47 dirhams selon les stations et les villes. Ainsi, sur un plein 50 litres de gasoil, par exemple, la baisse serait de 16,50 dirhams, soit un peu plus de 2 litres.

    Sur le plan de la répartition de la consommation par type de carburant, c’est le gasoil qui domine largement avec 83% de parts de volume. Depuis la fermeture de la raffinerie Samir, le Maroc importe des produits raffinés. Le cours actuel du gasoil est d’environ 450 dollars le baril, sensiblement le même que l’essence. Ce sont les taxes qui font la différence au consommateur final: environ 3 dirhams le litre pour le gazole et 4 dirhams pour l’essence.

    Pour fixer le prix des carburants en vigueur pendant une quinzaine, les distributeurs s’appuient sur une formule de calcul composée à 95% de la moyenne des cotations internationales au niveau du CIF NWE Platts et du dollar. Après il faut multiplier la moyenne des cotations par la moyenne du cours du dollar. «Chaque fois qu’il y a une baisse de cours du pétrole, elle est répercutée intégralement sur les consommateurs. C’est également valable en cas de hausse», affirme Adil Ziady, président du Groupement pétrolier du Maroc (GPM). Pour se prémunir contre les fluctuations du dollar, certaines compagnies se couvrent. L’objectif étant de ne pas être prises de court en cas de forte hausse de la devise américaine entre le moment de l’achat et du paiement, qui intervient 30 jours après la livraison.

    Depuis la suppression de la subvention, les prix des carburants sont libres. Ils sont en principe déterminés selon la structure des coûts de chaque société. Les compagnies pétrolières conseillent à leur réseau commercial des niveaux de prix pour rester compétitives. Mais elles ne sont pas obligées de les appliquer au centime près. D’ailleurs, la loi sur la liberté des prix et de la concurrence interdit de fixer les prix sous peine d’être accusé d’entente. C’est la raison pour laquelle les consommateurs peuvent constater que les tarifs ne sont pas les mêmes à la pompe dans tous les points de vente parfois d’une même compagnie pétrolière et à plus forte raison chez les concurrents.

    Abstraction faite du différentiel correspondant aux frais de transport, les prix des carburants varient selon les points de vente, la ville, l’emplacement. Lorsque l’on trouve plusieurs stations sur une même route, par exemple, elles se surveillent et tiennent compte des prix appliqués par les concurrents pour fixer leur tarif. Certaines stations-services appliquent parfois des prix inférieurs à ceux recommandés par les distributeurs. En gros, les marges bénéficiaires des pompistes varient entre 0,35 et 0,40 dirham le litre, que ce soit le gasoil ou l’essence.

    Un projet de décret pour verrouiller l’approvisionnement

    Lorsqu’une hausse de prix est annoncée, les stations passent de grosses commandes  pour spéculer. En revanche, quand il s’agit d’une baisse, elles rechignent à s’approvisionner pour ne pas y laisser des plumes. Une pratique contre laquelle les autorités veulent se battre. Un projet de décret est fin prêt. Les stations-service seront obligées de s’approvisionner quel que soit le prix des produits pétroliers et de disposer d’un stock minimum correspondant au moins à la consommation du jour. Le GPM, qui est toujours en train de négocier sur les modalités d’application de ce dispositif, comptait proposer un pourcentage en nombre de jours. Les gérants des stations-service refusent d’être astreints à des stocks de plus de deux ou trois jours car cela impacterait leur trésorerie, sans oublier le risque de baisse des prix. Sur ce registre, il faut noter que les stations-service ne bénéficient pas de facilités de paiement de la part de leur fournisseur, mais sont tenues de payer comptant leurs achats.

     

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