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Régions

Sebta: Le nouveau passage frontalier, un échec

Par Ali ABJIOU | Edition N°:4989 Le 27/03/2017 | Partager
Le nombre de passants a doublé et les délais pour traverser encore plus longs
Le périmètre commercial frontalier, Al Madraba, principal responsable de l’affluence

Depuis son entrée en service, il y a quelques semaines, le nouveau passage frontalier de Bab Sebta n’a cessé de défrayer la chronique. Cette nouvelle installation devait servir exclusivement les piétons et les porteuses et porteurs de colis. Mais le passage n’a pas eu l’effet escompté, celui de réguler la circulation, bien au contraire.

Lors de sa première journée de service, il avait attiré près de 10.000 porteurs, soit près du double qu’en temps normal. Fermé à nouveau, le temps d’apporter des modifications censées éliminer les points noirs source de bousculades et d’augmenter la fluidité, il a rouvert il y a quelques jours, mais sans changement notable. La fluidité n’est pas au rendez-vous et la circulation est des plus chaotiques, au point d’avoir entravé celle du passage frontalier de Bab Sebta et la circulation de véhicules à travers la frontière.
Les délais pour traverser la frontière se sont nettement rallongés. Plusieurs travailleurs marocains à Sebta et qui traversent la frontière de manière quotidienne ont dû essuyer plusieurs heures d’attente pour une opération qui ne durait que quinze minutes auparavant.

Les autorités espagnoles rejettent la responsabilité du chaos sur les centres commerciaux. Elles ont annoncé ne plus vouloir y assurer
la sécurité et demandent aux commerçants de souscrire à un service privé, ce que
ces derniers refusent

Le nouveau passage avait été mis en place pour joindre directement les espaces commerciaux mis dans le périmètre du passage commercial comme Al Madraba. Cet espace est peuplé d’entrepôts commerciaux où sont vendues et mises en paquet les marchandises achetées et transportées par les «mules», les porteuses et porteurs de colis. Le nouveau passage frontalier a eu pour effet de limiter la taille et le poids des colis pouvant être transportés, mais sans arriver à réduire les bousculades. Au niveau des enceintes commerciales, de véritables souricières, la police et les différentes forces de l’ordre espagnoles ne veulent plus s’impliquer dans la sécurité et l’organisation des files de porteurs. C’est une responsabilité qu’elles rejettent sur les centres commerciaux en leur demandant de souscrire à une sécurité privée, ce que ces derniers refusent.  

Entre temps, le passage qui était censé améliorer la situation a eu aussi un effet d’appel. Le nombre de porteurs a ainsi doublé  à cause de la limitation de la taille des colis qui oblige certains commerçants à opter pour plus de «mules» ou à envoyer les mêmes personnes pour un deuxième voyage.

A rappeler que le passage a déjà été le témoin d’accidents graves de bousculades les dernières années, surtout à la veille du mois de Ramadan où le commerce des produits alimentaires s’intensifie. Le point culminant avait été atteint en 2009 quand deux femmes avaient trouvé la mort dans une bousculade dans des escaliers qui donnent accès à la frontière et que l’on appelle depuis l’escalier de la mort.
De notre correspondant,
Ali ABJIOU

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