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Bouffée d’oxygène pour les exportateurs français

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4989 Le 27/03/2017 | Partager
80% de la demande additionnelle proviendra de l’UE
Les biens d’équipement, la chimie et l’automobile devraient en profiter

Cette année, les exportations françaises retrouveront des couleurs. Ceci en partie grâce à la remontée du cours des matières premières (57 dollars/baril en moyenne en 2017 contre 45 en 2016) qui devrait être répercutée sur les prix des biens industriels. Le commerce français devrait aussi profiter d’un euro plus faible (1,07 face au dollar) en raison de l’accroissement de la divergence entre les politiques monétaires de la Fed et de la BCE. «Les volumes exportés par les entreprises tricolores devraient ainsi croître de 3,7% (+0,8% en 2016)», explique Stéphane Colliac, économiste France chez Euler Hermes dans une note économique. La demande additionnelle adressée au pays pourrait croître de 28 milliards d’euros en 2017, après une contraction de 3 milliards en 2016.

Dans une nouvelle analyse, le spécialiste de l’assurance-crédit revient sur la répartition géographique du potentiel de demande à saisir pour les exportateurs français. Ainsi, les entreprises françaises devraient profiter de la croissance de l’UE stable à 1,6% en 2017 (1,7% en 2016). En 2016, 60% des exportations françaises étaient destinées à l’UE. Cette part pourrait encore progresser cette année. 80% de la demande additionnelle proviendra de ces pays, selon les estimations. Les exportateurs français pourront miser sur le renforcement de la croissance de leurs voisins européens dont l’Allemagne où 5,2 milliards d’euros de débouchés sont à capter. Mais aussi l’Espagne, l’Italie ou encore la Belgique.

De nouveaux marchés sont à conquérir. «Certains secteurs bénéficieront plus directement de cette demande supplémentaire notamment pour les biens d’équipement, la chimie et l’automobile», indique pour sa part Eric Lenoir, président du Comité exécutif d’Euler Hermes France. Il faut s’intéresser aux marchés géographiquement plus éloignés. Par exemple, +1,6 milliard d’euros de débouchés sont à capter en Chine. Sa croissance devrait atteindre 8,9% en 2017. De plus, «le développement tendanciel de la consommation intérieure devrait continuer de bénéficier aux entreprises françaises».

Malgré les mesures protectionnistes de Donald Trump, 1,4 milliard d’euros seront à saisir pour les exportateurs français aux Etats-Unis cette année. Et comme la «croissance américaine devrait accélérer de 1,6% en 2016 à 2,3% en 2017, il y aura de nouvelles opportunités à ne pas rater», prévoit l’économiste. En ce qui concerne l’Afrique du Nord, les gains à l’export pour la France sont estimés à 1,5 milliard d’euros.

L’impact du Brexit

LE choc de confiance généré par le vote pro-Brexit a engendré une sévère dépréciation de la livre sterling (-12%). «Ainsi, nous prévoyons une contraction des importations britanniques cette année. Les exportations françaises vers le Royaume-Uni ne croîtront finalement pas en 2017, d’où un large manque à gagner de 6,1 milliards d’euros pour les entreprises françaises», souligne Stéphane Colliac, économiste France chez Euler Hermes.  Trois secteurs seront particulièrement affectés: «les machines & équipements, l’agroalimentaire et la chimie, qui exportent respectivement 10%, 9% et 7% de leur production vers le Royaume-Uni».

 

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