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Analyse

Les dividendes ne sont pas au rendez-vous

Par Franck FAGNON | Edition N°:4989 Le 27/03/2017 | Partager
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Taha Jaidi, Responsable desk actions à Attijari Intermédiation (Ph. T.J.)

- L’Economiste: Après un début d’année prometteur, le Masi vient d’effacer la totalité de ses gains. Que se passe-t-il?
- Taha Jaidi: D’abord, il faut rappeler que le marché a réalisé une performance de 36% en l’espace de sept mois, passant de 9.506 points début juillet 2016 à un plus haut de 12.886 points en janvier 2017.
Durant cette période, nous avons assisté à une nette amélioration des transactions, reflétant ainsi le caractère significatif de cette reprise. Un marché boursier qui réalise une telle performance dans un espace temporel relativement court devrait forcément traverser des phases de volatilité. Ce phénomène est justifié par l’existence de trois risques potentiels:
- Exigence élevée par rapport aux résultats: les attentes des investisseurs vis-à-vis des réalisations annuelles 2016 des sociétés cotées étaient extrêmement élevées. Dans ces conditions, les réactions du marché peuvent être agressives par rapport à des résultats jugés normatifs ou bien, un rendement de dividende peu attractif
- Prises de bénéfices: la concrétisation des plus-values pourrait provoquer des corrections sensibles sur le marché, surtout dans un contexte moins dynamique en termes de volumes. Tenant compte du niveau élevé des performances boursières sur les derniers mois, les investisseurs pourraient tolérer aujourd’hui des décotes sensibles sur leurs prix de vente
 - Surévaluation des titres: la récente hausse du marché a porté sur les cours de l’ensemble des valeurs de la cote. A cet effet, les résultats annuels sont une occasion pour opérer des réajustements baissiers sur les titres surévalués, ne justifiant pas leur niveau actuel de valorisation

- Quelle appréciation faites-vous des résultats annuels des sociétés cotées?
- Les réalisations du marché actions en 2016 sont globalement meilleures en comparaison à 2015. La masse bénéficiaire devrait a priori s’inscrire en nette progression. Toutefois, nous relevons une certaine déception au niveau de la distribution des dividendes. Ces derniers n’ont pas évolué dans les mêmes proportions que la croissance des profits. Selon nous, cet élément ne constitue pas un facteur d’inquiétude puisqu’il est justifié par le démarrage de plusieurs projets d’investissement intéressants, créateurs de valeur pour l’actionnaire en Bourse.

- Pour 2017, quelles sont les pistes d’investissement que vous conseillez?  
- Tenant compte des niveaux actuels de valorisation du marché, nous pensons que le seul garant de la performance boursière sur le moyen terme est la «croissance bénéficiaire». Celle-ci est actuellement l’unique paramètre qui pourrait justifier une poursuite de la progression des cours en Bourse. Dans ces conditions, nous recommandons un arbitrage vers les sociétés exerçant au sein des secteurs porteurs, disposant d’un programme d’investissement ambitieux et affichant une politique de distribution de dividendes régulière. Nous relevons quatre principaux secteurs qui répondent à cette logique, à savoir: l’agroalimentaire, les mines, la distribution et la gestion portuaire.
Propos recueillis par Franck FAGNON

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