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    Finances-Banques

    L’OCP brave une conjoncture difficile

    Par Hassan EL ARIF | Edition N°:4988 Le 24/03/2017 | Partager
    Le groupe ajuste sa stratégie via la réduction des coûts, la diversification…
    Un chiffre d’affaires de 42,47 milliards de DH en baisse par rapport à 2015
    Les cours impactés par une suroffre en provenance de Chine
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    L’exercice 2016 a été marqué par l’injection d’une suroffre de phosphate chinois, qui s’ajoute aux stocks constitués en 2015. Ce qui s’est répercuté sur les prix 

    La baisse des cours n’a pas permis au groupe OCP de tirer grand profit de la forte demande de phosphate au niveau mondial. Une consommation soutenue d’ailleurs par la contraction des prix. Les résultats annuels du phosphatier national indiquent que le chiffre d’affaires du groupe pour 2016 s’est élevé à 42,47 milliards de dirhams (4,3 milliards de dollars) contre 47,74 milliards (4,9 milliards de dollars) au terme de l’exercice précédent.

    Pour comprendre cette baisse, il faut analyser le contexte mondial dans lequel a évolué le groupe au cours de l’exercice passé. Un contexte marqué par la montée en puissance des exportations de phosphate chinois dont la force de frappe commerciale est redoutable. D’ailleurs, le surplus d’offre, qui s’est ajouté dans une moindre mesure aux stocks constitués l’année dernière, a sensiblement impacté les prix.

    Dans ce contexte, le groupe OCP a tout de même pu circonscrire la baisse de son chiffre d’affaires en se renforçant à l’international, surtout sur les marchés africains, où ses exportations ont atteint 1,7 million de tonnes contre 1 million en 2015 grâce à des initiatives ciblées comme l’élaboration de carte de fertilité, des partenariats public-privé… Il faut noter également un regain de la demande en Amérique latine et plus particulièrement au Brésil et en Argentine, où les volumes ont augmenté d’un peu moins de 1 million de tonnes.

    La bonne performance du groupe OCP s’explique également par sa maîtrise des coûts de production par rapport à ses compétiteurs ainsi que sa visibilité sur les marchés internationaux. Son agilité commerciale constitue également un atout pour se diversifier géographiquement et renforcer ses parts de marché: 65% en Afrique, 29% en Amérique latine et 46% en Amérique du Nord. L’Office a également fait jouer la carte de la diversification, en augmentant de  45% les ventes de produits de spécialités, qui représentent désormais  25% des exportations d’engrais en 2016. Ce qui s’est favorablement répercuté sur les résultats.

    Pour sa part, le résultat opérationnel au terme de 2016 s’est situé à 6,59 milliards de dirhams (672 millions de dollars) contre 13.965 milliards (1,4 milliard de dollars) l’année précédente. L’Ebitda a atteint 12,77 milliards de dirhams (1,3 milliard de dollars) contre 17,65 milliards en 2015. La marge Ebitda, qui permet de mesurer la rentabilité d’une entreprise, a accusé une baisse à 30% contre 37 l’exercice précédent. En 2016, le bénéfice brut du groupe a régressé à 28,94 milliards de dirhams (3 milliards de dollars) contre 33,67 milliards (3,4 milliards de dollars) en 2015. La marge brute s’est établie à 68% contre 70% l’exercice précédent.

    Les niveaux de profitabilité de l’OCP traduisent la performance du groupe dans une industrie où les marges ont reculé de manière significative ces dernières années avec l’entrée en jeu d’autres opérateurs. Ils sont attribués à la réduction des coûts de production, les améliorations apportées tout au long de la chaîne de valeur et à la stratégie d’approvisionnement en matières premières. D’où une baisse des coûts de production par tonne pour tous les segments de produits: roche, acide phosphorique et engrais.

    La trésorerie disponible s’est améliorée en atteignant 11 milliards de dirhams contre 9 milliards en 2015. Les cash-flow se sont stabilisés à 12,15 milliards de dirhams contre 12,29 milliards en 2015. La dette financière du groupe atteint 38 milliards de dirhams contre 25,2 milliards en 2015 pour un ratio dette financière nette/Ebitda de 2,89 à fin décembre 2016 contre 1,99 en 2015. Ce qui n’a pas empêché l’Office de poursuivre son programme de développement industriel. Les investissements ont en effet atteint 13,26 milliards de dirhams (1,4 milliard de dollars) en 2016. La première phase est en cours de finalisation. Le groupe se met en position de capter la demande croissante en phosphate à travers tous ses dérivés.

    De nouveaux atouts

    Le groupe OCP négocie l’exercice 2017 avec de nouveaux atouts. En 2016, la capacité d’extraction de la mine de Khouribga a été augmentée de manière significative. Ce qui permettra d’atteindre un volume à l’export de 18 millions de tonnes de roche. La seconde unité intégrée de fertilisants a été lancée à Jorf (JFC 2) après l’unité JFC 1 en 2015. Ce qui représente une capacité additionnelle de fertilisants de 1 million de tonnes. La première unité de désalinisation de l’eau a été mise en service au cours du second semestre 2016.

     

     

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