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    60 ans du traité de Rome: Des avancées mais aussi des risques

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4988 Le 24/03/2017 | Partager
    Il sera célébré ce 25 mars dans un contexte marqué par le Brexit
    Les dirigeants proposeront les pistes pour une relance européenne
    Vague migratoire, crise économique, terrorisme, repli identitaire…
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    Du lancement du projet européen au Brexit, chronologie de la construction européenne

    Le 25 mars 2017, l'Union européenne célèbre le 60e anniversaire de son texte fondateur: le traité de Rome. A cette occasion, les dirigeants européens se retrouveront dans la capitale italienne pour proposer leur vision commune du projet européen, menacé par de nombreuses crises. Ils saisiront cette occasion pour réfléchir à l'état de l'Union européenne et à l'avenir du processus d'intégration. Des doutes suscités par la mondialisation, des nouvelles menaces qui pèsent sur la sécurité ou la montée du populisme… Le livre blanc que vient de publier la Commission européenne examine les facteurs de changements qui influeront sur l’évolution de l’Europe au cours des dix prochaines années.

    ■ Les défis de l’Union:
    Brexit, mais encore vague migratoire, crise économique, terrorisme, repli identitaire… les sujets de discussions ne manqueront pas d’être évoqués lors de la réunion ce samedi à Rome. Les dirigeants européens se retrouveront à 27 dans la salle des Horaces et des Curiaces du Capitole, à l'endroit même où les traités ont été signés en 1957. «Nul n'ignore que ce moment historique que nous vivons nécessite de mener une réflexion plus approfondie et plus concrète sur les défis que l'Union doit relever. Ceci notamment dans les domaines de la sécurité intérieure et extérieure (une attention particulière étant accordée aux migrations), de la croissance et de l'emploi, ainsi que du développement social», lit-on dans la lettre d’invitation aux chefs d’Etat ou de gouvernement de l'UE avant le 60e anniversaire des traités de Rome. A l'issue de la cérémonie, une déclaration politique sera adoptée. Elle devra réaffirmer «la validité du projet d'intégration européenne et exposera une vision commune pour les années à venir».

    ■ Sans le Royaume-Uni:
    Conçue à six pour reconstruire l'Europe après la seconde guerre mondiale, l'Union européenne devra compter désormais 27 Etats membres. En effet, la réunion à Rome se déroulera sans la première ministre britannique Theresa May qui a décidé de déclencher le Brexit le 29 mars (quatre jours après). A l'issue d'une campagne axée sur l'immigration et l'économie, quelque 17,4 millions de Britanniques (51,9% des voix) ont voté le 23 juin 2016 en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Une décision qui porte un nouveau coup à l'Union affaiblie par la montée du populisme et de l'euroscepticisme. «Rome doit marquer le début d'un nouveau chapitre pour une Europe unie à 27», estime le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Les dirigeants se réuniront le 29 avril pour définir leur position dans la négociation du Brexit. Les tractations entre Londres et Bruxelles peuvent durer jusqu'à deux ans.

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    Le 25 mars 1957 à Rome, dans la salle des Horaces et des Curiaces du palais des Conservateurs, sur la place du Capitole, les représentants des six premiers pays européens (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg, Pays-Bas) ont signé deux traités. Le premier crée la Communauté économique européenne (CEE), le second la Communauté européenne de l'énergie atomique (CEEA ou Euratom). Ils sont entrés en vigueur le 14 janvier 1958. Les nouvelles Communautés sont alors apparues comme un facteur de renforcement économique pour les Etats membres (Ph. AFP)

    ■ Les pistes de réformes:
    Pour faire avancer le projet européen, le président de la Commission a dévoilé le 1er mars, dans un Livre blanc sur l'avenir post-Brexit, cinq pistes de réformes de l'UE (Cf. notre édition N°4973 du 03/03/2017). L'un des scénarios suggère que l'Union se recentre sur le marché unique. Un autre propose de «travailler ensemble» en élargissant les partages de compétences entre les 27 et en accélérant les prises de décisions de l'Union. Entre les deux options, l’on propose une Europe «à plusieurs vitesses», une idée appuyée par Paris et Berlin. L'Union à «différentes allures» se heurte toutefois au refus des pays d'Europe de l'Est et centrale. Ils craignent d'être exclus du «club» en raison de leur hostilité récurrente aux projets de Bruxelles, comme l'a encore montré la fracture avec Varsovie lors du dernier sommet de l'UE.

                                                                  

    L'UE à plusieurs vitesses: Varsovie contre

    La Première ministre polonaise Beata Szydlo a dénoncé «l'idée d'Europe à plusieurs vitesses». Elle conduirait, selon elle, au «chaos et au démontage du projet européen». La responsable a agité de ce fait la menace de ne pas signer la déclaration finale du sommet européen de Rome. Quant aux priorités de la Pologne, Szydlo a cité «l'unité de l'UE, une collaboration étroite avec l'Otan, le renforcement du rôle des Parlements nationaux et les principes du marché commun qui ne doivent pas diviser, mais unir». Aussi, la Pologne restera fidèle à sa monnaie nationale. C’est l'un des neuf pays parmi les membres de l'UE qui n'ont pas adopté la monnaie européenne.

     

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