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    Analyse

    Diplomatie du foot: Un plan Marshall pour les stades africains

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4988 Le 24/03/2017 | Partager
    Expertise marocaine au service des pays les moins avancés
    Les financements seront tripartites
    Le nouveau président de la CAF au Maroc dès lundi
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    «Le programme de coopération commence tout de suite. Avec des pays comme le Burkina Faso, le Rwanda, le Gabon, Sao-Tomé, nous avons déjà fixé les priorités. Ces opérations vont se renforcer avec la création d’une direction dédiée», note le président de la FRMF (Ph. Jarfi)

    «Le football, qui concerne toute la jeunesse africaine, ressortira fortement dans la coopération du Maroc avec le continent. Nous allons intervenir pour aider à la remise à niveau des stades, des centres de formation, des terrains avec des pelouses synthétiques, exactement comme ce que nous avons entrepris au Maroc». Fouzi Lakjaâ, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ne mâche pas ses mots. Celui qui vient d’être élu par un score écrasant au comité exécutif de la CAF, finalise actuellement un ambitieux plan d’action avec les fédérations africaines. L’idée est de démarrer par les urgences comme avec Sao Tomé qui a obtenu du matériel.

    Avec le Malawi, la FRMF a entrepris une opération originale, alors qu’il était à la veille de déclarer forfait.  Même si le Maroc n’a jamais eu des relations diplomatiques avec ce pays, il a signé une convention avec son ministre de la Jeunesse et des Sports qui a fait le déplacement à Addis-Abeba. La FRMF a décidé d’assister le Malawi afin de lui permettre de participer aux compétitions africaines. L’équipe nationale de ce pays sera prise en charge, même si elle est dans le même groupe que le Maroc. Cette opération est considérée comme une porte d’entrée à une coopération qui sera suivie d’une ouverture sur les voies diplomatiques.  

    Le programme, déjà prêt, comporte des actions avec le Burkina Faso, le Gabon et le Rwanda. Il sera appuyé au niveau institutionnel, par la création d’une direction de la coopération avec l’Afrique au sein de la Fédération.
    Reste que ce programme nécessite la mobilisation de fonds importants. Le président relativise cette affaire. Pour lui, «une pelouse synthétique, dernier cri, coûte 8 millions de DH». L’idée est d’élaborer des financements tripartites, avec des bailleurs de fonds travaillant sur le social en Afrique.

    L’exclusivité de la réalisation de ces chantiers sera confiée aux entreprises marocaines. Ainsi, celles qui exécutent les mêmes marchés au Maroc se déplaceront pour prendre le relais. L’intérêt est multiple. Primo: il s’agit de permettre à ces entreprises de construire une image en Afrique. Deuzio, le coût sera pris en charge par les fédérations locales, les organismes sociaux et la CAF. Le Maroc va assurer le leadership et pourra contribuer par la prise en charge des études techniques et le pilotage des opérations. Il s’agit là de perspectives énormes, puisque, sur place en Afrique, les infrastructures sportives sont réalisées par des entreprises chinoises. «Le Maroc a son mot à dire et dispose de toutes les capacités et le savoir-faire pour conquérir ce vaste marché».

    Sur le plan économique, cette démarche est très intéressante, sur le plan social et d’image, elle est cruciale. Car, «l’impact de la réalisation d’une pelouse synthétique dans une ville de 30.000 ou 40.000 habitants, est immense», martèle Fouzi Lakjaâ. Par ailleurs, la CAF, disposant de fonds importants, mettra la main à la poche. Son budget est alimenté par les droits de télévision, les sponsors, les contributions de la FIFA et l’organisation des compétitions (recettes du public).  «Les droits de télévision se chiffrent à 1 milliard de dollars», précise le président de la Fédération.

    Les déboires de Issa Hayatou

    Le déménagement du siège de la CAF du Caire vers le Maroc est depuis quelques jours sur toutes les lèvres. «Le transfert n’est plus d’actualité et aujourd’hui, cette page est tournée. Avec le nouveau comité exécutif, il n’y a plus de tensions», souligne le président de la FRMF. Les relations de l’ancienne équipe de la CAF avec les autorités égyptiennes étaient très tendues, au point d’aboutir à un recours en justice. Une audience du tribunal est prévue pour le 3 avril prochain. Celles-ci poursuivent l’ex-président pour des affaires de droit en évoquant le non- respect de la clause de concurrence. Issa Hayatou avait accordé les droits de télévision à une entreprise sans recourir à la procédure d’appel d’offres. Il semblerait qu’une société égyptienne avait soumis une offre plus intéressante.

     

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