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Ce que recommande le FMI à Alger

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4986 Le 22/03/2017 | Partager
Le redressement des finances publiques devra s’inscrire dans la durée
Elargissement de l’assiette fiscale, maîtrise des dépenses courantes…
L’idée de rendre l’économie moins tributaire des hydrocarbures saluée
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La croissance en Algérie devrait ralentir à 2,7% cette année. L’inflation a nettement augmenté en 2016. En 2017, le niveau général des prix décélérerait, mais demeurerait élevé notamment suite à l’augmentation des prix attendue des produits réglementés. La dette publique s’accroîtrait également

L’Algérie qui se prépare à l’organisation d’élections législatives en mai prochain  reste confrontée à des défis importants posés par la baisse des cours pétroliers. C’est le constat du FMI qui vient de publier ses conclusions suite à une mission de consultation au pays. Face à la crise, les autorités algériennes ont pris un certain nombre de mesures. Mais le redressement des finances publiques devra s’inscrire dans la durée. «Car les cours du pétrole devraient rester bas et les réserves d’hydrocarbures ne sont pas inépuisables», indique la mission du FMI dirigée par Jean-François Dauphin.

L’effort de redressement devrait reposer sur certains leviers: «l’élargissement de l’assiette fiscale (grâce notamment à l’amélioration du recouvrement de l’impôt et à la rationalisation des exonérations fiscales) et la maîtrise des dépenses courantes». Le remplacement progressif des subventions à l’énergie, qui sont coûteuses et bénéficient surtout aux ménages aisés, est également souhaité. Il est nécessaire aussi de réduire le coût des dépenses d’investissement. La priorité doit être donnée au secteur de la santé, l’éducation et les systèmes de protection sociale. Comme il convient de continuer à améliorer le cadre de gestion budgétaire, tout en restant attentif à la montée des risques budgétaires.

Il est cependant «important d’éviter une réduction trop abrupte du déficit des finances publiques, pour atténuer le risque d’un très fort ralentissement de la croissance». Celle-ci devrait ralentir à 2,7% en 2017, d’après les indicateurs de Coface. Les mesures d’austérité annoncées cette année devraient conduire à une nette décélération de l’activité, mais le gouvernement prévoit dans le même temps de lancer un plan de diversification économique sur la période 2016-2019. La baisse en volume des exportations d’hydrocarbures, couplée à des cours du baril de pétrole au plus bas depuis 2009, a entraîné un important déséquilibre du compte courant en 2016 qui se poursuivrait en 2017. La balance commerciale algérienne demeurerait déficitaire en dépit des tentatives de la part des autorités de juguler la facture d’importation.

Selon les données du Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (Cnis) d’Algérie, «le déficit commercial du pays a enregistré une baisse de 55% sur les deux premiers mois de cette année pour se situer à 1,69 milliard de dollars, contre un déficit de 3,72 milliards de dollars sur la même période de 2016».
De l’avis du FMI, étant donné le niveau relativement bas de la dette publique, «l’Algérie pourrait se permettre d’engager un redressement un peu plus progressif des finances publiques que ne le prévoit le budget à moyen terme actuel». Ceci en prenant en considération une gamme plus large d’options de financement, y compris les emprunts extérieurs et la cession d’actifs publics.

Le Fonds monétaire soutient les autorités dans leur intention de rendre l’économie moins tributaire des hydrocarbures et de libérer le potentiel du secteur privé. Cela est nécessaire non seulement pour que l’économie s’adapte à la baisse des cours du pétrole, «mais aussi pour qu’elle dispose d’un vivier durable de création d’emplois au-delà de l’horizon des réserves prouvées de pétrole et de gaz». Pour y parvenir, il faudra entreprendre des réformes structurelles de vaste portée. Plusieurs créneaux doivent être améliorés ou renforcés. Comme le climat des affaires, l’accès au crédit ou encore la gouvernance et la transparence. Le marché du travail doit être rendu plus efficace, tout en insistant sur l’adéquation entre la formation et l’emploi. Alger est invitée aussi à ouvrir largement l’économie aux investissements étrangers.

Le secteur bancaire est dans l’ensemble bien capitalisé et rentable. Mais le choc pétrolier a accru les risques de liquidité, de taux d’intérêt et de crédit. Il est donc important «d’accélérer le passage à un système de supervision bancaire basé sur les risques, d’affermir le rôle de la politique macroprudentielle, de renforcer la gouvernance des banques publiques et de mettre en place un cadre de résolution des crises».

 

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