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Analyse

Filière cactus: Tour des régions et des labels

Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4986 Le 22/03/2017 | Partager
Sidi Ifni et Rhamna, les régions leaders
Et un label pour Aït Baâmrane
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Le dernier diagnostic de l’Agence pour le développement agricole (ADA) pour la région de Guelmim montre l’importance de la culture du cactus. Si le nombre d’hectares consacrés est moins important que pour les céréales, sa culture génère un chiffre d’affaires plus important et plus de création d’emplois

La labellisation a été retenue parmi les principaux axes de la stratégie nationale de développement des produits de terroir. Ce système donne l’opportunité à nos produits de pénétrer les marchés et d’être protégés contre toute usurpation éventuelle aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale.
C’est à Aït Baâmrane que l’on trouve la figue d’indication géographique protégée, sur les limites administratives du cercle de Sidi Ifni et du cercle de Ksabi de la province de Guelmim.

Deux écotypes du figuier de Barbarie, Aïssa et Moussa, prédominent dans la superficie plantée. Ils se caractérisent par d’excellentes qualités gustatives et de présentation: coloration, fermeté de la chair, et parfum. En dehors de cette labellisation, d’autres régions surfent sur la filière.

L’écotype «Haddaoui» occupe 150 ha dans la région du Grand Casablanca, et le cactus «Mejdoubia» 120 ha dans la préfecture de Mohammédia avec une production annuelle de 1.200 tonnes. Dans la zone de Shoul (Azzouzyine Jabra et Jwan), région de Rabat-Salé-Kénitra, le cactus occupe 200 ha, alors que la figue de barbarie «Dellahia» dans les zones montagneuses d’Al Hoceïma, essentiellement réservée à l’autoconsommation, s’étend sur 900 ha, dont 200 sont considérés comme culture spontanée. Après cette déclinaison des petites et moyennes productions, portrait des leaders.
■ Guelmim/Sidi Ifni
Ici, le cactus constitue toute la frange atlantique de la région. Son extension n’a pas cessé pour occuper actuellement 50.000 ha selon le dernier rapport du ministère de l’agriculture pour une production annuelle de 280.000 tonnes. Si l’histoire illustre que la région d’Aït Baâmrane a été depuis fort longtemps attachée à la culture du cactus, le sud marocain offre un espace immense de massifs.
Dans le désert, les nomades ont deux rendez-vous annuels: la récolte des figues de barbarie en juillet et celle des dattes en octobre. La plante est cultivée pour les besoins fourragers et la consommation humaine, avec des productions nouvelles comme la confiture, le jus, l’huile extraite des grains de fruits, et les filets de raquettes. Des contraintes persistent et freinent le développement de la culture. Les producteurs connaissent mal les techniques modernes de culture et l’utilisation des produits du cactus.
L’enclavement aussi et l’éloignement des périmètres potentiels de production de cactus rendent difficiles l’exploitation et la commercialisation de la production dans de bonnes conditions.
Enfin, la commercialisation des produits de cactus reste aléatoire et ne répond pas aux intérêts des producteurs, beaucoup trop d’intermédiaires sur le marché et aucun centre de collecte de la production des figues.
■ Marrakech-Safi/Rhamna
La valeur ajoutée du cactus dans la région a bondi de 225%, passant de 194 millions de DH en 2008 (année de référence) à 468 millions de DH en 2016. Même croissance pour les emplois permanents générés qui étaient de 2.925 en 2008 pour atteindre 8 ans plus tard un total de 5.270, soit 80% de plus. Les 54.000 ha dédiés permettent un rendement moyen de 8 tonnes de fruits par hectare, et 10 T/ha de raquettes. A aujourd’hui, la Direction régionale de l’agriculture a comptabilisé 11 unités à Rhamna, avec 2 nouvelles en projet, 1 à Youssoufia et 1 autre à El Kelaa des Sraghna.
Dans le terroir de Rhamna, le cactus a été introduit à l’origine à des fins de restauration et de conservation des sols. Consommation humaine et alimentation du bétail, les écotypes épineux dits «Dribina» sont utilisés comme clôtures des parcelles. Avec le développement des acteurs de production et de valorisation du fruit et de la raquette, plusieurs produits spécifiques à base de cactus ont vu le jour.
Entre les jeunes raquettes non lignifiées transformées en filets, les plus âgées et lignifiées servant pour l’alimentation du bétail, les fruits de grand calibre vendus à l’état frais et ceux de petit calibre étant transformés en confiture et jus alors que leurs pépins servent à l’extraction de l’huile de cactus, 80% de la production est ainsi écoulée dans les grands centres urbains proches de la région.

 

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