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    Economie

    Un appui décisif pour le Plan Maroc Vert

    Par Mohamed Ali Mrabi | Edition N°:4977 Le 09/03/2017 | Partager
    Le premier bailleur de fonds soutient cette stratégie avec plus de 5,2 milliards de DH
    Des prêts et des dons pour accompagner la modernisation du secteur
    Irrigation localisée, conservation des terres… des projets financés par la Banque mondiale

    Après plusieurs années de mise en œuvre, le Plan Maroc Vert fait actuellement face aux «défis de la maturité». Il s’agit de consolider les réalisations et poursuivre l’accompagnement de la dynamique de développement agricole initiée par ce plan. C’est dans ce sens que s’inscrit l’importance de l’appui apporté par certains organismes comme la Banque mondiale. Une rencontre a été organisée, hier à Rabat, pour faire le point sur les différents projets soutenus par cette institution.

    Aujourd’hui, «une nouvelle génération d’opérations est en cours de lancement, avec près de 200 millions de dollars», est-il indiqué. Elle porte sur le renforcement de certains segments comme la chaîne de valeur, les standards de qualité, la création d’emplois dans la logistique agricole. Par exemple, Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations Banque mondiale pour le Maghreb, a expliqué que des «opportunités existent pour impliquer des jeunes, à formation commerciale, dans les activités de commercialisation et de promotion des produits d’apiculture. Ce qui permettra de renforcer l’intégration de la chaîne de valeur».

    Il s’agit d’une proposition en réponse aux besoins d’acteurs locaux, impliqués dans un projet de gestion intégrée de la zone côtière dans l’Oriental, opérant dans la filière de l’apiculture. Il s’agit de l’un des différents programmes appuyés par la Banque mondiale dans le secteur agricole au Maroc. Cette institution est le premier bailleur de fonds à soutenir le Plan Maroc Vert et le Plan national d’économie en eaux d’irrigation, depuis son lancement en 2008, avec près de 5,2 milliards de DH. Les deux prêts accordés par la Banque mondiale en 2011 et 2013 ont permis d’appuyer les efforts de modernisation du secteur agricole.

    Cela concerne notamment le renforcement du marché intérieur, le soutien des petits agriculteurs, l’amélioration de la distribution d’eau d’irrigation. Pour ce dernier aspect, le programme lancé a permis de reconvertir 550.000 hectares en irrigation localisée, est-il indiqué. Ce projet, qui devra arriver à échéance cette année, a permis de réaliser une économie d’eau de 30 à 40%, soit plus de 4 milliards de m³.
    Les producteurs bénéficient aussi d’un meilleur service de distribution de l’eau, avec une facturation individuelle, calculée sur la base des quantités consommées, au lieu d’une redevance forfaitaire comme c’était le cas auparavant. Résultat: les agriculteurs produisent plus avec moins d’eau. Ce qui a permis l’introduction de nouvelles cultures à haute valeur ajoutée, dont les cultures fourragères ou industrielles.

    L’appui de la Banque mondial porte aussi sur des actions à caractère social. C’est le cas du Projet d’agriculture solidaire et intégrée (Asima). Celui-ci vise le soutien des mesures de conservation des terres et de la biodiversité dans deux régions, Souss Massa et Marrakech Tensift Al Haouz. A terme, ce projet permettra d’améliorer le revenu des petits agriculteurs et des femmes, grâce notamment à la réalisation de 5 unités de production du miel, 4 pour la production d’aliments de bétail à partir des sous-produits de l’arganier et du cactus, et d’une unité de production des huiles essentielles. Aujourd’hui, certaines de ces unités de valorisation ont été déjà réalisées. 3 autres sont actuellement en cours de construction à Agadir et Marrakech. Pour les différents intervenants lors de cette rencontre, il s’agit de «l’un des projets phares favorisant l’inclusion des femmes».

    Repères

    • 70 millions de dollars, un prêt pour le projet de modernisation
    de l’agriculture irriguée dans le bassin d’Oum Rbia entre 2010 et 2017

    •  150 millions de dollars pour le projet de modernisation de la
    grande irrigation sur la période 2016-2022

    • 4,35 millions de dollars, don pour le projet d’intégration du
    changement climatique dans le Plan Maroc Vert pour la période 2011-2015,
    au niveau de 5 régions

    • 6,44 millions de dollars, don pour le projet d’agriculture solidaire et
    intégrée, sur la période 2013-2017, pour appuyer la mise en œuvre
    des mesures de conservation des terres et de la biodiversité.

    Renforcer les capacités des femmes

    Depuis quelques années, les coopératives agricoles sont de plus en plus considérées comme l’un des principaux vecteurs d’émancipation des femmes. La Banque mondiale s’est positionnée en tant que soutien à cette dynamique en faveur de cette catégorie vulnérable, à travers différents programmes. Les femmes sont par exemple très impliquées dans le projet de Gestion intégrée de la zone côtière. Elles ont été nombreuses à bénéficier de formations ayant permis le renforcement de leurs capacités, notamment dans le secteur apicole dans les communes de Beni Chiker et Boudinar.
    Ces femmes ont aussi bénéficié de la distribution de ruches et de matériel d’élevage apicole. Ce projet a aussi permis la création de coopératives agricoles, la restauration des sols et la plantation d’arbres fruitiers sur 500 hectares. Il s’agit essentiellement de l’olivier (450 ha) et du caroubier (50 ha).

     

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