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Accueil des réfugiés: Bruxelles brandit la menace de sanctions

Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4973 Le 03/03/2017 | Partager
Elle a appelé à durcir les mesures contre les migrants économiques
Merkel au Caire puis à Tunis pour parler migration et coopération
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 Angela Merkel a rencontré le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi à son arrivée au Caire. La chancelière allemande a entamé jeudi 2 mars une tournée de deux jours en Egypte et en Tunisie, pour parler de l’afflux de migrants par la Méditerranée, mais aussi de la Libye et de coopération économique. Merkel était accompagnée d’une délégation de responsables d’entreprises. Elle a assisté par vidéoconférence à l’inauguration de trois centrales électriques érigées en coopération avec le groupe allemand Siemens  (Ph. AFP)

La chancelière allemande Angela Merkel a entamé jeudi 2 mars au Caire une tournée de deux jours en Egypte et en Tunisie. C’est pour parler de l’afflux de migrants par la Méditerranée, mais aussi de la Libye et de coopération économique, rapporte l’agence AFP. «Nous nous sommes mis d’accord sur des points concrets concernant la protection des frontières (...) il faut continuer nos discussions à ce sujet», a indiqué la chancelière au cours d’une conférence de presse commune avec le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. La fermeture des routes migratoires en Afrique vers la Libye, dont les frontières échappent à tout contrôle, devrait en particulier être étudiée.

Merkel, sous pression chez elle et en Europe pour avoir ouvert son pays à plus d’un million de demandeurs d’asile, a depuis début 2016 pris la tête des efforts européens pour réduire l’afflux. Prônant notamment des accords de renvoi de migrants vers leur pays de transit, comme c’est le cas avec la Turquie. La thématique est d’autant plus importante qu’elle risque de dominer la campagne des élections législatives du 24 septembre en Allemagne, lors desquelles Merkel vise un quatrième mandat.
De son côté, la Commission européenne durcit le ton face aux Etats membres de l’UE. Elle menace de sanctions ceux qui refusent d’accueillir des réfugiés, tout en appelant à durcir les mesures nationales contre les migrants économiques.

Sur ces deux facettes de sa politique migratoire, Bruxelles a adressé un message de fermeté, «sur fond d’arrivées incessantes sur les côtes italiennes et de fragilité du partenariat noué avec la Turquie pour mettre fin aux traversées massives en mer Egée».L’exécutif européen «n’hésitera pas à lancer des procédures d’infraction contre les pays refusant d’accueillir des demandeurs d’asile depuis l’Italie et la Grèce», a prévenu devant la presse le commissaire chargé des migrations, Dimitris Avramopoulos. Il avait jusque-là surtout insisté sur sa préférence pour le dialogue afin de les convaincre. Quelque 13.500 demandeurs d’asile ont pour l’heure été «relocalisés» depuis la Grèce et l’Italie (dont environ 9.600 depuis la Grèce).

Alors que les autres pays européens s’étaient engagés en septembre 2015 à en répartir jusqu’à 160.000 en deux ans. Ce plan, réservé aux migrants ayant le plus de chances d’obtenir un statut de réfugiés (principalement les Syriens et les Erythréens), visait à la fois à montrer la solidarité de l’UE avec ceux qui fuient la guerre et à soulager l’immense pression sur Athènes et Rome. Mais la Hongrie, l’Autriche et la Pologne «refusent toujours de participer au programme». Tandis que d’autres (la République tchèque, la Bulgarie, la Croatie et la Slovaquie) «n’y prennent part que dans une mesure très limitée», a déploré la Commission.

De fait, les objectifs du plan, contesté en justice par la Hongrie et la Slovaquie, ont été considérablement réduits. Près de 54.000 places (sur les 160.000) ont été rendues disponibles pour des «réinstallations» de Syriens depuis la Turquie, dans le cadre du pacte migratoire scellé en mars 2016 avec Ankara. Ce même accord a considérablement fait chuter les arrivées en Grèce, avec des «traversées quotidiennes entre la Turquie et les îles grecques qui sont passées de 10.000 personnes par jour en octobre 2015 à 43 par jour aujourd’hui», selon la Commission. Le nombre de personnes éligibles à une relocalisation depuis la Grèce est désormais estimé à environ 20.000 par la Commission, contre près de 5.000 en Italie, où la plupart des arrivants sont considérés comme des migrants économiques. Mais même ce total de moins de 30.000 personnes restant à répartir dans l’UE ne sera pas atteint au rythme actuel.

Les négociations d’accords de réadmission

Bruxelles a aussi présenté, jeudi 2 mars, un «plan d’action» pour renvoyer de manière beaucoup plus systématique les migrants économiques. La Commission, qui a proposé de mettre à disposition 200 millions d’euros en 2017, demande notamment aux Etats membres de raccourcir «les délais de recours» contre les décisions de retours, qui ne doivent plus comporter de date d’expiration. Elle a pressé tous les Etats membres à placer «en rétention les personnes auxquelles une décision de retour a été signifiée, dès lors qu’il y a un risque de fuite, et à autoriser des durées de rétention d’au moins six mois». Les négociations d’accords de réadmission avec des pays tiers doivent être accélérées, a également demandé l’exécutif européen, appelant «à la conclusion rapide avec le Nigeria, la Tunisie et la Jordanie, et à nouer un dialogue avec le Maroc et l’Algérie».

 

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