×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Dossier Spécial

    La croissance est de retour

    Par L'Economiste | Edition N°:4968 Le 24/02/2017 | Partager

    ■ Gabon: Doublement perdant à la CAN  

    industrie_gabon_068.jpg

    La croissance du Gabon devrait enregistrer une hausse de 1,3 point à 4,5% en 2017. Cette augmentation s’explique par l’accélération des investissements réalisés notamment dans les industries de traitement des minerais, la transformation du bois et le secteur agricole. Par ailleurs, Coface souligne que le pays se trouve confronté à un déclin progressif de sa production pétrolière. La chute des cours de l’or noir et de la production ralentit l’effort de diversification et de modernisation entrepris dans le cadre du Plan stratégique Gabon émergent.
    Les comptes publics ont vu leur excédent fondre depuis 2010 du fait d’une hausse importante des investissements publics, relève la Coface. Ils ont replongé dans le rouge en 2016 en raison de la dégringolade des recettes pétrolières, tandis que les dépenses ont progressé du fait de la tenue des élections et de la préparation de la Coupe d’Afrique des Nations. Cette dernière a généré un nouveau creusement du déficit. Il devrait se stabiliser en 2017 par rapport au PIB grâce à la légère remontée des cours du baril. La dette publique reste à un niveau modéré.

                                                           

    ■ Ghana: La météo économique s’améliore  

    hydrocarbure_068.jpg

    La croissance devrait retrouver un certain dynamisme en 2017 grâce au secteur des hydrocarbures. Le secteur industriel serait soutenu par l’amélioration progressive de l’approvisionnement en électricité, grâce à la hausse de la production de gaz pour l’alimentation des centrales thermiques. Les services (financiers, télécommunications) devraient rester porteurs. Par ailleurs,  la production agricole, plus particulièrement celle de cacao, devrait être favorisée par des conditions climatiques plus favorables qu’en 2016. La confiance des investisseurs devrait s’améliorer en raison des progrès de la croissance économique et des efforts réalisés par le gouvernement pour améliorer la situation financière du pays.
    La consommation des ménages (plus de 60% du PIB) serait encouragée par la modération de l’inflation. La hausse des prix des biens importés devrait en effet s’atténuer à la faveur de la stabilisation du cours de la devise nationale (cedi) face au dollar. L’absence de nouvelle baisse des prix du pétrole limiterait le repli de l’inflation.

                                                           

    ■ Cameroun: Accélération de l’investissement public

    En 2017, la croissance devrait être portée par l’investissement dans les projets d’infrastructure. C’est ce qui ressort des dernières prévisions de Coface. Le secteur primaire joue un rôle important et tire les principales recettes du pays. La production de cacao serait moins importante en 2017 en raison de la sécheresse de l’an dernier.
    Les résultats budgétaires  sont en voie d’amélioration, indique Coface. Les principaux postes de dépenses porteraient sur les dépenses d’équipement, en lien avec la mise en œuvre des grands projets d’infrastructure et les dépenses sécuritaires, allouées en grande partie à la lutte contre le groupe terroriste Boko Haram dans l’extrême-nord du pays. La légère hausse du prix du baril serait à l’origine de la réduction du déficit en 2017. Etant donné que les produits pétroliers constituent plus d’un tiers du total des exportations. Les autres produits de base, comme le bois, l’aluminium et le coton continueront de diversifier la base d’exportation du pays. Le besoin d’importations liées à la mise en œuvre des grands projets d’investissement sera encore important.
    S. N.

                                                           

    ■ Burkina Faso va redémarrer  

    En 2017, la croissance du Burkina Faso devrait atteindre un taux de 5,9% contre 5,4% l’an dernier (Prévisions de la Coface). Cette augmentation sera poussée par une reprise des investissements (bloqués pendant la transition démocratique), particulièrement dans le secteur minier, la production aurifère dynamique et l’orientation plus favorable des prix du coton. En effet, l’installation de nouvelles mines devrait améliorer la production. De même, les réformes du code minier et la stabilisation de la situation politique devraient favoriser l’accélération des flux d’IDE.  
    L’inflation devrait légèrement augmenter en 2017 en raison des variations des prix alimentaires et donc aux conditions climatiques, soutenue par la reprise de la consommation privée. Le déficit budgétaire devrait s’aggraver  en 2017 malgré la hausse des recettes du gouvernement. L’alourdissement du déficit est notamment lié à l’augmentation de l’investissement public dans le cadre du PNDES 2016-2020. Le budget 2017 prévoit une hausse de près de 520 milliards de francs CFA (environ 9 milliards de dirhams).

                                                           

    ■ Incertitudes sur la croissance sud-africaine

    Dans ses prévisions, Coface note  que la croissance sud-africaine devrait être très faible  en 2017 à 0,8%. L’activité agricole, très touchée par la sécheresse en 2016, pourrait bénéficier de conditions climatiques plus favorables.
    Les freins à la croissance et les incertitudes sur l’évolution économique du pays demeurent toutefois importants. La production industrielle resterait handicapée par le manque de compétitivité et les problèmes persistants d’approvisionnement en électricité. La consommation des ménages a été encouragée par un léger fléchissement de l’inflation. Elle devrait en revanche souffrir du niveau historiquement élevé du chômage (27% fin 2016). La hausse des prix  du pétrole devrait alimenter les tensions inflationnistes, qui pourraient cependant être atténuées par la modération des prix des biens alimentaires.
    Les experts du Coface insistent sur deux vulnérabilités: le gouvernement sud-africain doit maîtriser son déficit budgétaire et stabiliser son endettement afin d’éviter une nouvelle dégradation de sa notation par les agences internationales.
    La faiblesse de l’activité économique pénalise les recettes fiscales. Pour cela,   de nouvelles hausses d’impôts sont prévues dans le budget de mars 2017.

    Repères

    Population: 54 millions
    Croissance 2017: 0,8%
    Inflation  2017: 5,7%

    Points forts:
    Puissance économique  et politique
     Richesses en ressources naturelles (or, platine, charbon,  chrome…)
     Secteur des services (financiers notamment) développé
    Environnement législatif protecteur  pour les investisseurs

    ■ Points faibles:
    Pauvreté, inégalités sources de risque social (criminalité, manifestations)
    Chômage élevé (27%, 54% pour 15-24 ans) et pénurie de main-d’œuvre qualifiée
    Carences en infrastructures  (transport, énergie)
    Dépendance aux flux de capitaux étrangers volatils

    -------------------------

    Source: Coface

     

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc