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Régions

Meknès: Ce que prévoit le plan d’action communal

Par Youness SAAD ALAMI | Edition N°:4963 Le 17/02/2017 | Partager
Education, santé, sport et innovation culturelle… des axes prioritaires
Les autorités veulent remettre la ville sur les rails de la croissance

La capitale Ismaïlienne est l’une des premières villes de la région Fès-Meknès à s’être dotée d’un plan d’action communal (PAC). Présentée par Abdallah Bouano, le maire PJD, lors de la session de son conseil, la feuille de route engagera la ville et ses partenaires pour les cinq prochaines années. L’ambition des élus de Meknès est avant tout de sortir la ville de sa léthargie, en fédérant les forces vives de la ville. Aussi le PAC s’appuie-t-il sur 4 axes: éducation, santé, sport et innovation culturelle.

Cette vision devrait permettre l’ancrage de la ville dans une dynamique de développement durable et lui garantir une attractivité économique et une cohérence, à l’horizon 2021. «Notre souci est de renforcer la compétitivité territoriale en créant des emplois et en encourageant l’entrepreneuriat», explique Bouano.
Pour y arriver, la mairie consacre 2 millions de DH, financés à part égale avec la CCIS. Le marketing territorial et l’innovation économique rafleront pour leur part quelque 170 millions de DH, sur 4 ans (2017-2021). La commune y participe à hauteur de 34%. Le reste sera pris en charge notamment par les ministères de l’Agriculture, l’Intérieur, la Culture et le Tourisme, ainsi que les conseils régional et préfectoral, espère la mairie.     

Par ailleurs, l’organisation des activités de proximité sera amorcée dès 2017. Une enveloppe de 5 millions de DH y est prévue. Elle sera financée avec le concours de l’Initiative nationale pour le développement humain (50%).
En matière d’habitat, la Ville a identifié 24 quartiers sous équipés et nécessitant une réelle mise à niveau urbaine, ainsi que la réfection d’un linéaire de 80 km de voirie. Ce chantier s’étale sur 3 ans (2017-2020) et nécessite 219 millions de DH. Un montant qui devrait être débloqué par le ministère de l’Habitat.

De son côté, la Radeem est appelée à financer la réfection des réseaux d’eau potable, électricité et assainissement pour la bagatelle de 323,5 millions de DH, et ce, avant 2019. S’agissant de l’industrie, Meknès mise sur la réalisation de la deuxième tranche de la plateforme de l’Agropolis dans les plus brefs délais.
A ce titre, les opérateurs de la ville espèrent dédier tous les lots de l’Agropolis à l’automobile. «L’essentiel étant de répondre aux demandes des équipementiers plutôt que d’attendre un potentiel investissement dans l’agroalimentaire», disent-ils.
En tout cas, la réalisation de projets phares, structurants et susceptibles de repositionner le territoire et son attractivité, devrait stimuler l’investissement, moteur de croissance et d’emploi. La mairie compte aussi sur l’implication de l’Etat afin de soutenir ses réformes.

Chômage galopant

Huit grands axes et une centaine de projets à coup de milliards, étalés sur 48 pages. Voilà en résumé ce que prévoit le PAC de Meknès. Un programme qui vise à redynamiser, diversifier et accélérer l’économie en général, et le moteur de croissance agricole en particulier.
Sur le plan économique, tout doit être repensé pour réduire son taux de chômage qui frôle les 19%, soit le double du taux national qui est de 9,2%. D’où la nécessité d’instaurer des mécanismes de financement et de gouvernance. Lesquels devaient assurer un développement participatif, harmonieux et inclusif. Autrement, cette ville serait considérée comme source de plusieurs maux (délinquance, extrémisme, pauvreté…).

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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