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    International

    Le Royaume-Uni en route vers le Brexit

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4958 Le 10/02/2017 | Partager
    Les députés britanniques ont donné leur feu vert
    Le projet doit maintenant être examiné par la Chambre des Lords
    Theresa May déclenchera le processus fin mars
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    Le gouvernement britannique a exhorté la Chambre des Lords à approuver le projet de loi sur le déclenchement du Brexit, après son adoption par les députés en première lecture mercredi 8 février. En cas d’amendement à la Chambre des Lords, qui étudiera le projet de loi à compter du 20 février, le texte reviendra devant les députés. Mais les Lords devraient dans tous les cas l’approuver. Son adoption pourrait intervenir dès le 7 mars et devrait permettre à Theresa May de déclencher l’article 50 du Traité de Lisbonne avant le 31 mars comme elle s’y est engagée.

    La Première ministre britannique a promis que le Parlement se prononcerait sur les termes du Brexit avant le résultat final des négociations entre Londres et Bruxelles. Sans toutefois que cela ne puisse remettre en cause la sortie de l’UE.
    Dans un discours tenu mi-janvier, Theresa May s’est prononcée clairement pour un «Brexit dur» qui passera par la sortie du marché unique. Ceci avec des conséquences pour l’ensemble des secteurs économiques, en particulier les services financiers de Londres. Justement, le vice-président de la Commission européenne Valdis Dombrovskis qui entreprend une visite à Londres, jeudi et vendredi 10 février, a défendu l’idée d’un accord sur le Brexit profitable à la fois à l’Europe et au Royaume-Uni. «Nous devons respecter le choix des électeurs britanniques et comme je l’ai dit, nous aborderons certainement les négociations dans le but de trouver un accord qui soit bénéfique pour tous: bénéfique à l’UE des 27 et au Royaume-Uni», a-t-il expliqué. Les propos du représentant de Bruxelles ont là encore été plutôt accommodants. Il a expliqué que la Commission européenne examine les options qui permettraient aux services financiers britanniques de conserver des liens étroits avec les membres de l’UE une fois que le Royaume-Uni aura quitté le marché unique et perdu l’accès au passeport financier. La perte de ce passeport (qui permet aux établissements établis à Londres de proposer leurs services partout en Europe) a conduit nombre de banques à réfléchir au déplacement de certaines activités et des emplois qui vont avec dans d’autres centres européens. 
    Dombrovskis s’attend par ailleurs à ce que «la City continue à être un centre financier important». Même s’il reconnaît que la Commission, avec la Banque centrale européenne (BCE), pourrait envisager de priver la place de Londres des activités de compensation en euros. Lesquels permettent de s’assurer de la sécurité des transactions financières réalisées en devise européenne.

     

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