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    International

    Un Français sur dix a un parent issu de l’immigration

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4958 Le 10/02/2017 | Partager
    45% des descendants d’immigrés sont d’origine européenne et 31% viennent du Maghreb
    L’Insee dresse leur portrait robot
    Une population globalement plus jeune que la moyenne nationale
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    En 2015, 7,3 millions de personnes nées en France ont au moins un parent immigré, soit 11% de la population. Parmi eux, 45% sont d’origine européenne et 31% viennent du Maghreb, notamment de l’Algérie, du Maroc ou de la Tunisie

    Ils sont jeunes, partent plus tardivement du foyer familial et sont plus urbains et parisiens… c’est le portrait robot des descendants d’immigrés en France. Une population diverse qui reflète l’histoire des flux migratoires. En 2015, 7,3 millions de personnes nées dans ce pays ont au moins un parent immigré, soit 11% de la population. Parmi eux, 45% sont d’origine européenne. La plupart sont enfants d’immigrés arrivés en France en provenance d’Espagne ou d’Italie dès les années trente ou du Portugal un peu plus tardivement à partir de 1970. C’est ce que révèle l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) qui a publié de nouveaux indicateurs sur les origines des personnes nées en France. L’étude se fonde à la fois sur les résultats du recensement et ceux de l’enquête emploi.

    De plus, 31% des descendants sont issus des vagues d’immigration en provenance du Maghreb, à partir de l’après-guerre pour les Algériens et à la fin des années soixante pour les Marocains. A partir du milieu des années soixante-dix, l’immigration concerne davantage les pays de l’Afrique (hors Maghreb) ou de l’Asie, mais les flux sont moins importants. Ainsi, 11% des descendants ont au moins un parent né en Afrique subsaharienne et 9% ont au moins un parent né en Asie. 
    Les descendants d’immigrés sont plus jeunes que le reste de la population. En effet, 47% d’entre eux sont âgés de moins de 25 ans, contre 30% de la population n’ayant pas de parents immigrés. A l’inverse, 23% des descendants d’immigrés sont âgés de 50 ans ou plus, contre 37% des personnes sans ascendance migratoire directe. Parmi les descendants d’immigrés de moins de 25 ans, 42% sont originaires du Maghreb et 19% de l’Afrique subsaharienne.  Au sein des descendants d’immigrés de 50 ans ou plus, 88% sont d’origine européenne. 
    La moitié des descendants d’immigrés ont un seul parent immigré. Lorsque les deux parents sont immigrés, ils viennent presque toujours du même pays. La mixité des origines des parents dépend des conditions d’arrivée en France. Ainsi, 65% des descendants d’immigrés d’origine européenne sont issus d’un couple mixte. 
    Les jeunes descendants d’immigrés décohabitent plus tardivement que les autres jeunes. Parmi les jeunes âgés de 18 à 24 ans, 77% des descendants d’immigrés n’ont pas encore quitté le foyer parental, contre 62% des jeunes qui ne sont ni immigrés ni descendants d’immigrés. Ce constat général est encore plus prononcé parmi les jeunes ayant deux parents immigrés: 85% d’entre eux vivent encore avec leurs parents.

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    Les descendants d’immigrés d’origine maghrébine sont jeunes: six sur dix ont moins de 25 ans. Une partie d’entre eux est issue d’immigrés algériens ou marocains arrivés jeunes en France dans le cadre du regroupement familial. Les vagues d’immigration en provenance de l’Afrique subsaharienne sont plus récentes, ce qui explique que huit descendants sur dix de cette origine ont moins de 25 ans. De même, les trois quarts des descendants d’immigrés asiatiques, principalement originaires de Turquie ou d’Asie du Sud-Est, sont dans ce cas

    Les descendants d’origine africaine ou asiatique sont ainsi plus nombreux à cohabiter avec leurs parents (respectivement 83% et 79%) que les descendants d’origine européenne (67%). Les jeunes descendants de couples mixtes ont en revanche un comportement de décohabitation plus proche de celui des jeunes sans lien direct avec la migration. Un autre constat, deux tiers des descendants d’immigrés de 25 ans ou plus vivant en couple ont choisi un conjoint sans lien direct avec l’immigration.
    La localisation géographique des descendants est proche de celle des immigrés, même si elle est un peu moins concentrée dans l’unité urbaine de Paris.

     

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