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    Pharma 5 rempile sur le segment de l’hépatite

    Par Safall FALL | Edition N°:4958 Le 10/02/2017 | Partager
    Un nouveau générique pour la prise en charge de l’hépatite B
    L’industriel préconise une vraie politique de soutien à la R&D
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    Le groupe pharmaceutique fait aujourd’hui 20% de son business sur les marchés internationaux. Rien que sur le continent, Pharma 5 y détient plus de 1.200 d’Autorisations de mise sur le marché (AMM) à l’export 

    Jamais 2 sans 3. Après l’hépatite C (Cf.  L’Economiste du 26 novembre 2015), Pharma 5 s’attaque cette fois à l’hépatite B et s’apprête à lancer un nouveau traitement sur le marché. Cette molécule, à base de «Ténofobir», l’industriel est allé encore la chercher dans les références de la même firme américaine Gilead qui en détient le brevet, et qui exclut toujours le Maroc de ses priorités de marché. Comme pour la prise en charge de l’hépatite C, le laboratoire marocain s’engouffre une fois de plus dans la brèche de l’absence de protection du princeps par un brevet au Maroc, pour développer et lancer sa propre formulation générique. «Nous avons officiellement déposé le dossier d’autorisation de mise sur le marché (AMM), attendue pour septembre prochain», annonce Myriam Lahlou-Filali, DG de Pharma 5. Le nouveau médicament, dont le nom commercial n’est pas encore arrêté, sera commercialisé à un prix 10 fois moins cher que le princeps de référence. Ce qui correspondra à peu près à 300 DH/boîte/mois, contre 3.000DH. «L’efficacité et les effets secondaires éventuels seront les mêmes qu’avec le princeps de référence», rassure la manager. L’argument de proximité est aussi de mise auprès du fabricant, puisque jusque-là, les patients marocains sous traitement s’approvisionnent à l’étranger ou se contentent des protocoles disponibles sur le marché. Ces derniers n’étant pas forcément aussi efficaces que le Ténofobir, selon les responsables du fabricant marocain.Sur le volet industriel, justement, le groupe compte s’appuyer sur ses installations actuelles, lancées pour la fabrication du SSB-400 (hépatite C), avec une ligne de production d’une capacité de 50.000 boîtes  . Ce qui ne nécessitera pas d’investissements supplémentaires majeurs dans l’outil de production. «Nous avons pris toutes nos précautions en matière de sourcing, d’approvisionnement  et de droits d’exploitation de cette molécule», rassure Yasmine Lahlou-Filali. A l’export également, beaucoup de pays en développement échappent encore au brevet du princeps. Ce qui ouvre d’importantes opportunités pour le fabricant marocain, notamment sur les marchés subsahariens (une trentaine de pays de présence). Le groupe boucle 2016 avec un chiffre d’affaires de près de 1 milliard de DH. 

    Néanmoins, sur le marché local, l’industriel aura évidemment besoin d’une véritable politique institutionnelle de dépistage, pour plus de visibilité sur le marché de ses nouveaux produits, ainsi que davantage d’encouragement de la R&D. Sur ce dernier volet, en particulier, Abdallah Lahlou-Filali, PDG et fondateur du groupe, suggère une «institutionnalisation» des efforts déployés jusque-là par l’Etat. «L’industrie marocaine a les capacités de faire de grandes choses, mais il faut lui en donner les moyens ». Selon les chiffres officiels, l’hépatite B toucherait plus de 600.000 personnes au Maroc. Sa prise en charge médicamenteuse nécessite un traitement sur plusieurs années. La pathologie est donc chronique, mais il existe un vaccin pour s’en prémunir, contrairement à l’hépatite C. Le Royaume présente déjà un taux de vaccination de 95% sur l’hépatite B. 

     

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