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    International

    Trump nomme un conservateur à la Cour suprême

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4952 Le 02/02/2017 | Partager
    Neil Gorsuch se veut un défenseur de la Constitution américaine
    La haute cour tranche les grands débats de la société
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    La mobilisation contre le décret migratoire ne s’apaise pas. Après les manifestations et l’indignation dans plusieurs pays, le président américain Donald Trump est confronté à une fronde au sein de son gouvernement. Il a nommé le conservateur Neil Gorsuch juge à la Cour suprême, après avoir limogé, Sally Yates, la ministre par intérim de la Justice. Le choix du juge a été immédiatement loué par les républicains et critiqué par les démocrates. Gardienne de la Constitution, la haute cour tranche les grands débats de la société américaine.

    Chacun de ses membres est nommé à vie par le président en exercice, puis confirmé par un vote du Sénat. Neil Gorsuch s’est engagé à être un «fidèle serviteur» de la Constitution américaine. Il incarne des thèmes chers à l’Amérique conservatrice en matière de famille, de religion et d’interprétation littérale de la Constitution. Il a aussi insisté sur le fait qu’il appartenait aux juges «d’appliquer, non pas d’altérer», le travail des représentants du peuple. Les opinions de Neil Gorsuch sont principalement connues par ses écrits et jugements. Il a rédigé un livre développant des arguments contre l’euthanasie et a soutenu des entreprises qui refusaient de fournir une couverture santé incluant une contraception à leurs employées. Il a également remis en cause l’idée que les tribunaux s’en remettent aux agences fédérales pour interpréter une question de droit.

    Accompagné de sa femme, Louise, le magistrat passé par Columbia, la Harvard Law School et Oxford, a rendu un hommage au juge Antonin Scalia. Décédé en février 2016, le juge Scalia, dont le siège était resté vacant, fut pendant trois décennies le pilier de la droite conservatrice à la Cour suprême. Les républicains contrôlent 52 sièges du Sénat mais auront besoin de 60 votes pour adouber le magistrat choisi par Donald Trump. Etant donné l’âge avancé de certains des juges actuels de la Cour suprême, le président américain pourrait être amené à remplacer durant son mandat d’autres membres de l’institution. Lors d’un débat présidentiel, il avait affirmé qu’avec les juges qu’il nommerait, la Cour suprême pourrait à terme «automatiquement» annuler «Roe v. Wade», l’arrêt emblématique par lequel elle a reconnu en 1973 le droit des femmes à l’avortement.

    Mexique, l’Allemagne, le Japon…

    Après avoir menacé le Mexique de droits de douane exorbitants et accusé l’euro d’être sous-évalué et utilisé par l’Allemagne pour doper ses exportations, sur le plan intérieur, l’administration Trump inquiète certains milieux d’affaires, notamment technologiques, avec ses mesures anti-immigration. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a condamné le décret américain suspendant l’accès aux Etats-Unis aux citoyens de sept pays à majorité musulmane (Irak, Syrie, Iran, Soudan, Libye, Somalie et Yémen). Elle s’est inquiétée que la mesure ne réduise les flux touristiques vers le pays. De son côté, le Japon, accusé par Donald Trump de dévaluer sa monnaie afin de rendre ses exportations plus compétitives, a fustigé ses propos, à une semaine d’une visite du Premier ministre nippon Shinzo Abe à Washington.

     

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