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    Premier Citizen Lab à Casablanca

    Par Aziza EL AFFAS | Edition N°:4949 Le 30/01/2017 | Partager
    Un évènement initié par le mouvement associatif «Les Citoyens»
    Thématiques: éducation, emploi et droits de l’Homme
    Le mouvement veut fédérer autour du «mieux vivre ensemble»
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    Seema Bansal, directrice associée du Boston Consulting Groupe Inde et spécialiste de l’éducation et du développement social, a passé en revue la stratégie mise en œuvre par l’Etat d’Haryana (Inde) pour la transformation de son offre éducative publique (Ph. Khalifa)

    Le mouvement associatif «Les Citoyens» vient d’organiser son 1er forum «Insijam» (harmonie) vendredi 27 janvier. «Mobiliser autour des enjeux du mieux vivre ensemble» était le thème retenu pour cette édition, qui deviendra un rendez-vous annuel. «Un an et demi après la naissance du mouvement, notre ambition est de participer aux grands projets du pays en fédérant citoyens, entreprises, société civile, syndicats… autour d’un objectif commun», a affirmé Ghita Lahlou, dirigeante d’entreprise et membre fondatrice du mouvement. Les acteurs du monde des affaires, de la culture, de la société civile ou encore des intellectuels… ont été nombreux à faire le déplacement pour cet évènement qui s’est tenu au studio des Arts vivants à Casablanca. Education, emploi et droits de l’Homme. Ce sont les 3 thèmes retenus pour ce premier «Citizen Lab». L’évènement était ponctué de vidéos réalisées par Nabil Ayouch autour des thématiques retenues spécialement pour la rencontre.

    La parole a été donnée à de simples citoyens de tous bords afin de s’exprimer sur leur rêve pour un Maroc meilleur. Un panel d’intervenants marocains et étrangers a ensuite discuté des thématiques choisies tout en passant en revue des expériences concrètes de réussite à l’échelle nationale et internationale.
    Sur le volet éducation, c’est le cas réussi des écoles de l’Etat de Haryana qui a été mis en avant. Seema Bansal, directrice associée du Boston Consulting Groupe Inde et spécialiste de l’éducation et du développement social, a témoigné de la stratégie mise en œuvre par l’Etat d’Haryana pour la transformation de son offre éducative publique. «Cet Etat de la taille du Maroc est arrivé à redresser son système éducatif défaillant», explique Bansal. L’Etat de Haryana (qui compte 15.000 écoles, 2,2 millions d’écoliers et 10.000 instituteurs) s’est fixé comme objectif que 80%  des écoliers arrivent à terminer leur cursus primaire à l’horizon 2020. Bansal et son équipe ont réussi grâce à des techniques créatives et simples (sans dépenser de l’argent) telles que la communication avec les enseignants à l’aide de SMS, WhatsApp, chats de groupe…

    Ce qui leur a permis de communiquer à large échelle afin de partager les meilleures pratiques. Bien évidemment, l’implication du gouvernement, des ONG et de la société civile était primordiale. «Le succès de l’expérience est tel qu’aujourd’hui des parents retirent leurs enfants des écoles privées pour les mettre dans l’école publique», poursuit-elle.
    Autre exemple de réussite, cette fois-ci pour la création de l’emploi dans les douars reculés (afin de combattre l’exode rurale). Rachid Mendili s’est lancé le pari il y a 20 ans de transformer son douar berbère «Tizi N Oucheg» (vallée de l’Ourika, haouz de Marrakech). Quelques années plus tard, il fait de ce douar de 600 habitants un site autonome où il fait bon vivre, avec le soutien d’Ahmed Benabadji, fondateur des Open Villages. «Nous avons commencé par établir une liste de ce qui manque dans le douar», témoigne Mendili. S’ensuive une série d’actions: raccordement à l’eau, l’électricité, l’assainissement, lancement d’une crèche, d’un gîte (qui accueille les touristes), d’un atelier de fabrication de tapis… A telle enseigne que le village est aujourd’hui sollicité par des dizaines de douars pour dupliquer son expérience.

     

     

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