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    International

    Etats-Unis: Le déficit budgétaire attendu en baisse

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4949 Le 30/01/2017 | Partager
    559 milliards de dollars, selon les prévisions actualisées
    Le vieillissement de la population pourrait inverser la tendance
    A 20.000 milliards de dollars, la dette est à 77% du PIB
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    L’administration Trump devrait mettre en place une politique de relance budgétaire au plein emploi avec en particulier la forte baisse des impôts des entreprises (passage en principe de 35% à 15% du taux d’imposition des profits, ce qui correspond à 1,7 point de PIB). Les Etats-Unis sont effectivement au plein emploi, ce que montrent non seulement le niveau très bas du taux de chômage mais aussi l’accélération des salaires

    Les prévisions budgétaires aux Etats-Unis tablent sur un gonflement du déficit à moyen terme du fait du vieillissement de la population. Le déficit devrait diminuer en 2017 et en 2018 avant de repartir à la hausse, selon les estimations du Congressional Budget Office (CBO). L’exercice budgétaire 2017 se soldera par un déficit en léger recul à 559 milliards de dollars contre 587 milliards en 2016, pour revenir à 487 milliards en 2018. Il va atteindre les 1.000 milliards de dollars dès 2023, un an plus tôt que ne l’estimaient les prévisions de l’année dernière. L’endettement national qui représente aujourd’hui 77% du Produit intérieur brut (près de 20.000 milliards de dollars, son plus haut niveau depuis la seconde guerre mondiale) devrait grimper à 89% du PIB d’ici 2027 (25.000 milliards).

    Ces chiffres s’expliquent en grande partie par l’augmentation des dépenses de santé et de retraite alors que la génération des baby-boomers quitte le marché du travail au rythme de 10.000 personnes par jour. Le creusement des déficits pourrait nuire à l’administration Trump surtout que le nouveau président a promis des allègements de la fiscalité, des dépenses dans les infrastructures et une hausse des moyens militaires. Durant sa campagne, il a aussi promis de couper dans les dépenses publiques. Un projet de loi prévoit d’imposer une taxe de 7% sur les mandats que les immigrés sans papier envoient à leurs familles restées au Mexique, des virements qui représentent quelque 25 milliards par an. Selon l’institut d’études Committee for a Responsible Federal Budget, la conjonction des réductions d’impôts et des dépenses d’infrastructures pourrait ajouter 6.000 milliards de dollars à l’endettement fédéral sur dix ans.

    La politique économique qui devrait être menée aux Etats-Unis en 2017 (relance budgétaire au plein emploi, au moment où le prix du pétrole remonte) devrait conduire à une nette ouverture du déficit extérieur, selon l’équipe de Natixis (cf. Les Etats-Unis vont avoir besoin que le reste du monde finance leur expérimentation de politique économique). Pour qu’il soit finançable, il va falloir que les capitaux soient attirés vers les Etats-Unis, d’où nécessairement des taux d’intérêt plus élevés que dans le reste du monde (donc une politique monétaire plus restrictive). Puis, une appréciation du dollar, au moins initialement et une performance boursière plus forte qu’ailleurs. Ce qui devrait être apporté par la baisse des impôts des entreprises et les rapatriements de profits des entreprises américaines conservés à l’étranger. L’évolution des marchés financiers aux Etats-Unis devra ainsi être cohérente avec la hausse du besoin d’endettement extérieur des Etats-Unis. La politique économique future générant l’évolution des marchés financiers qui attirera les capitaux internationaux.

    En 2017, l’économie américaine profiterait de la relance budgétaire et devrait voir sa croissance atteindre +2,4%, selon Euler Hermes. En revanche, les faillites devraient croître modérément cette année (+1%). Aux Etats-Unis, les entreprises vont bénéficier des mesures du président américain destinées à relancer l’activité (domestique) à court terme, mais seront pénalisées par les mesures pesant défavorablement sur le financement et le commerce international. Le scénario central d’Euler Hermes envisage une mise en œuvre partielle des promesses électorales formulées par Donald Trump. Ses mesures de soutien à l’économie pourraient stimuler l’investissement privé si l’effervescence politique, le resserrement plus rapide des conditions financières par la Fed et les velléités protectionnistes restent contenus.

     

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