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    Société

    Le Maroc retrouve sa niaque

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4947 Le 26/01/2017 | Partager
    Un exploit contre les tenants du titre que les Lions de l’Atlas doivent à leur mental et leur rigueur
    Une qualification qui se fait attendre depuis 13 ans
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    PHOTO DU JOUR: La défaite du tenant du titre pourrait coûter sa place à Michel Dussuyer, qui avait succédé à Hervé Renard à la tête de la sélection ivoirienne. Renard est toutefois montée au créneau en défendant son collègue et en y allant de son coup de gueule (Ph. AFP)

    Sérieux tactiquement et très réaliste, le Maroc a logiquement arraché sa qualification pour les quarts de finale de la CAN en écartant une Côte d’Ivoire trop friable mentalement grâce à un bijou de Rachid Alioui (1-0). Le Maroc s’amuse à endormir la Côte d’Ivoire avec sérieux depuis un peu moins d’une heure, alors Michel Dussuyer se fâche et lance Seri dans la bataille. Le moment choisi par Wilfried Zaha, ronchon depuis le coup d’envoi, pour aller tamponner Munir, histoire de faire grimper d’un cran la tension. Pas grave, les Marocains tiennent le scénario, et le temps peut s’arrêter.

    Comme ça, simplement, sur une contre-attaque menée par Alioui et En-Nesyri. Simon Deli recule, la suite n’est que merveille: un enroulé du droit de l’attaquant nimois, lucarne opposée, et voilà comment la Côte d’Ivoire s’est retrouvée au sol (1-0, 64e min). La suite de la rencontre n’est alors qu’une sombre pagaille où Zaha veut se fritter avec tout le monde, où Serey Die s’en va pousser Fajr et où les Ivoiriens peinent à se montrer vraiment dangereux. Le Maroc tient sa qualification pour les quarts de finale d’une CAN, enfin, et peut savourer une première victoire contre la Côte d’Ivoire depuis 1994.
    Si tout le monde s’étonne aujourd’hui de la sortie de piste soudaine des Ivoiriens, cela pouvait pourtant s’anticiper. C’est en effet peu dire que le groupe n’a pas bien appréhendé les efforts que nécessitait une CAN. Souvent très homogènes entre elles, les nations gagnent sur des détails, plus que dans un autre tournoi, comme le montre le nombre incroyable de finales achevées aux tirs au but (8 sur les 18 précédentes éditions, 5 sur les 9 dernières!).  

    Résultat: trois malheureux tirs cadrés, une possession totalement stérile (67%), un poteau concédé et un but encaissé. Dégoûté, Kalou a d’ailleurs officialisé sa retraite internationale dans la foulée de la déception. Oh! les Lions de l’Atlas ne sont pas fous, eux qui ont parfaitement joué le coup. Sachant pertinemment qu’un match nul les qualifiait presque à coup sûr, ils ont eu la bonne idée de jouer sur les nerfs de leurs adversaires. Chaque minute s’écoulait en leur faveur, et chaque seconde supplémentaire rendait le concurrent plus friable. Pas un hasard si les Marocains ont marqué sur leur seul tir cadré, peu avant l’heure de jeu.

    Une victoire que Renard attendait pour pousser son coup de gueule. Et le technicien n’y est pas allé par quatre chemins lors de la conférence de presse, après le match. «Il y a des gens qui m’ont dit que j’étais un entraîneur indigne d’entraîner la Côte d’Ivoire. Le problème c’est que trois semaines après, les mêmes gens dansaient sur les tables. Il faut arrêter de retourner votre veste à chaque fois. Au Maroc, des anciens joueurs, des anciens sélectionneurs donnent aussi leur avis… Mais qu’ils fassent leur travail à l’endroit où ils sont d’abord! Ce qui m’horripile dans le football aujourd’hui, c’est que tout le monde a la solution», a-t-il martelé.  Le Français peut se targuer d’avoir atteint l’un des objectifs fixé par la Fédération royale marocaine de football: la qualification aux quarts de finale de la CAN.

    Rabah Madjer: Le talonneur

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    Évidemment, il y a cette talonnade contre le monstre munichois. Arrivé en finale de la Ligue des champions, Porto, pourtant longtemps mené, va offrir un spectacle de rêve dans le stade de Vienne grâce à son joyau, Rabah Madjer. Il reste moins d’un quart d’heure quand ce dernier donne son nom à l’un des gestes les plus connus du football et repris par les plus grands de ce sport. En égalisant de manière inédite (premier but inscrit par un Algérien en finale de l’épreuve), Rabah Madjer vient de marquer l’histoire de son empreinte. Quelques secondes plus tard, ce sont encore ses jambes pleines de crampes qui accélèrent et donnent la balle de la victoire à son partenaire Juary. Cette année-là, Rabah remporte donc la C1, mais aussi la Coupe intercontinentale (buteur décisif en finale), la Supercoupe d’Europe et le Ballon d’or africain. Deux ans plus tard, après avoir participé à deux Coupes du monde, il s’empare de la Coupe d’Afrique des nations disputée à domicile. La première et seule victoire de la sélection algérienne dans la compétition. S’il faut attendre un nouveau Madjer pour être de nouveau couronné, l’Algérie va devoir prendre son mal en patience.

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