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    Société

    Anciens résistants: Ce qu’ils gagnent vraiment

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4947 Le 26/01/2017 | Partager
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    Après les émeutes suivies de massacres survenus à Khenifra, le 20 août 1955, les manifestants emportent dans un camion les corps de leurs compagnons tués pendant les affrontements. Les émeutes ont éclaté le jour anniversaire de la déposition par le gouvernement français du Roi Mohammed V

    La réinsertion sociale économique reste un éternel combat pour les anciens résistants. Des héros de la guerre d’indépendance, il  ne reste plus  que 7.600 survivants (veuves et ayants droit non compris). Officiellement, cette population bénéficie de plusieurs avantages destinés à améliorer leur situation matérielle, surtout qu’une grande partie de cette population souffre de précarité. A y regarder de près, le statut ouvre droit à beaucoup de privilèges même si certaines aides paraissent modestes.

    ■ Allocation forfaitaire:
    Elle est de 840 DH. Les veuves et à défaut de veuves, les orphelins  ont droit à une indemnité de 1.250 DH, mais à condition de ne pas disposer de revenus ou d’avantages annuels excédant 1.142 DH. Les bénéficiaires de ces allocations peuvent prétendre aux indemnités pour enfants à charge. Si l’ancien combattant décède, sa famille (veuve, orphelins) bascule sous le régime de l’allocation de réversion. Celle-ci équivaut à 50% du montant de l’allocation forfaitaire. Au mois de mars dernier, 19.338 personnes bénéficiaient de l’allocation forfaitaire.
        
    ■ La pension d’invalidité:  
    Pour une infirmité de 100%, elle s’élève à plus de 13.700 DH  par an. Au total, 25.618 personnes en bénéficient.
        
    ■ Subventions à la construction ou l’acquisition d’un logement économique ou d’un terrain:
    Cette dotation est accordée aux anciens résistants et aux veuves, à condition qu’ils ne soient pas propriétaires ni ayant un revenu mensuel dépassant 4.000 DH. L’Etat les aide à hauteur de 20% du coût global de la construction ou de l’achat sans que le montant ne dépasse 40.000 DH. Les bénéficiaires ont également droit à une subvention variant entre 1.000 et 4.000 DH pour le branchement de l’eau et de l’électricité. Au mois de mars dernier, 1.460 personnes ont bénéficié de cette subvention, soit un total de près de 31,6 millions de DH. «Nous avons obtenu du ministère des Finances une rallonge de 3,5 millions de DH pour éponger le déficit occasionné par les arriérés consécutifs à 65 dossiers. Ces dossiers sont traités annuellement», a souligné Mustapha Ktiri, Haut commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération.
        
    ■ Frais de sépulture:
     En cas de décès, l’Etat prend en charge les frais de sépulture avec une contribution de 4.000 DH. Cette rubrique a absorbé 35,6 millions de DH.

    ■ Aides au transport:
    L’agrément de taxi ou de transport public de voyageurs sont deux privilèges reconnus  de droit aux anciens résistants et membres de l’armée de libération. En effet, la circulaire du ministre de l’Intérieur de juin 1981 réserve à cette population 30% des licences accordées dans chaque province. Au total, ils ont obtenu 9.119 agréments de taxi sur l’ensemble du territoire. En cas de décès des bénéficiaires, la circulaire de 2002 permet la conversion des agréments aux veuves. Actuellement, 1.893 agréments ont été transférés aux épouses des défunts.

    ■ Autorisations de commerce:
    Les anciens résistants bénéficient  de l’exploitation des carreaux des marchés de gros et de demi-gros des légumes et des fruits ainsi que des halles aux poissons. Ces aides profitent à  196 personnes dans 36 marchés de gros et demi-gros.
        
    ■ Activités économiques et sociales:
     le Haut commissariat a ouvert un chantier qui vise à encourager les anciens résistants et leurs enfants à s’insérer dans la vie active via la création de petits et moyens projets s’inscrivant dans le champ de l’auto-entrepreneur. Outre le conseil, l’accompagnement, le département de Ktiri apporte un concours financier par l’octroi d’une contribution, fixée par décret, entre 5.000 et 30.000 DH par projet, selon sa nature et sa taille. L’idée est de «les convaincre de prendre conscience de la nécessité de rompre avec la mentalité de rente et de dépendance économique et sociale». Près de 120.000 sessions ont été organisées à travers le pays avec la participation d’organismes compétents dans le domaine, ajoute le Haut commissaire.
        
    ■ Formation professionnelle:
    Depuis 1975, le Haut commissariat a ouvert des centres de formation dans différentes régions du Maroc. L’objectif est de permettre aux enfants des anciens combattants  d’acquérir les compétences professionnelles à même de faciliter leur intégration dans la vie active. Ainsi, les lauréats sortis des 35 centres sont au nombre de 11.930 dont 6.607 issus de la famille de la résistance.

    ■ Couverture médicale:
    Les anciens résistants et leurs ayants droit disposent de la couverture médicale de base depuis 2008. A fin mars dernier, le nombre des adhérents avait atteint 13.652. Ce régime a été étendu à la couverture complémentaire dès le 1er janvier 2009. Ainsi, en cas de maladie ou d’accident, l’assureur s’engage à prendre en charge directement 100% du ticket modérateur, soit la différence entre les frais de soins de santé engagés par l’adhérent et le règlement effectué par le régime de base de l’AMO. Ce régime complémentaire, dont le nombre d’adhérents  a atteint 22.272 à fin mars, a eu du succès. Cette couverture médicale a été révisée en avril 2011 avec l’inclusion d’un nouveau produit relatif à l’assistance médicale en cas de maladie, d’accident ou de décès. Les deux contrats d’assurance maladie de base et complémentaire ont été renouvelés  à partir du 1er janvier 2016 pour une durée de 10 ans.

    Cartes de résistants

    Depuis le 30 mai 1999, une lettre de Abderrahman Youssoufi, alors Premier ministre, avait mis fin à la délivrance des cartes de résistants. Les demandes pour l’obtention de cette carte étaient traitées par une commission interministérielle. Cette opération avait duré pendant 40 ans, de 1959 à 1999.

     

     

     

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