×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Culture

    Rabat, capitale «street art friendly»

    Par Amine BOUSHABA | Edition N°:4946 Le 25/01/2017 | Partager
    Le festival Jidar la propulse parmi les 6 villes au monde les plus favorables à la discipline
    Une sélection de la plateforme américaine de référence Artsy
    rabat_street_art_friendly_046.jpg

    Une vingtaine de fresques géantes ornent la capitale en attendant d’être rejointes par celles de l’édition 2017 (Ph. Bziouat)

    Avec ses airs «bon chic bon genre», Rabat ne serait a priori pas le paradis du street art. Un exercice qui s’accommode plus de métropoles dynamiques et créatives comme pourrait l’être Casablanca. C’est pourtant la capitale du Royaume qu’a choisi le site américain Artsy (la plateforme numérique de référence, d’art moderne et contemporain qui revendique la plus importante base de données en ligne d’art contemporain) pour figurer dans la short-list des 6 villes les plus favorables au street art dans le monde! La plateforme a laissé de côté les villes qui se disputent le titre de capitale mondiale de la discipline artistique comme New York ou Londres.

    Des cités où malgré un rôle historique dans l’apparition et la reconnaissance de l'art de la rue, les artistes contemporains se heurtent à de nombreuses difficultés, comme les coûts de vie élevés, la difficulté à trouver des murs et un marché saturé. Ce sont donc des villes «émergentes» pour les artistes qu’Artsy a décidé de mettre en avant. Des «villes propices aux besoins des artistes de rue, en termes d'opportunités commerciales et de collaboration, mais aussi des villes, ayant une situation géographique favorable aux échanges, inspirant la créativité des artistes et enfin permettant aux artistes d’agir en toute légalité». Los Angeles, Buenos Aires, Lisbonne, Hong Kong, Melbourne…et Rabat ont donc été sélectionnées pour toutes ces raisons.

    Pourquoi Rabat? La plateforme précise qu’au Maroc, l'art est accessible dans les rues et dans les espaces publics depuis des siècles, à travers le travail du zellij, de la calligraphie et des bas reliefs qui ornent les édifices dans plusieurs médinas. L’engagement du pays dans la promotion de l’art contemporain, y compris le street art est également noté par les promoteurs de la plateforme, mais c’est surtout le festival  «Jidar toiles de rues», initié en 2015 par le Musée Mohammed VI d'art moderne et contemporain en partenariat avec l’association L’boulevard qui a définitivement convaincu le site de référence de l’art contemporain. Il faut dire que pour les deux éditions précédentes, Rabat a vu les choses en grand en invitant des artistes parmi les plus connus au niveau international comme l’argentin Jaz, l’espagnol Okuda ou encore l’américaine Maya Hayuk.

    Une vingtaine de fresques géantes ornent encore les façades aveugles dans plusieurs quartiers de la ville. «Cet événement historique a amené des artistes du monde entier à peindre aux côtés des talents nationaux. Ces artistes ont eu l'occasion de peindre des murs massifs autour de la ville. Les pièces exposées forment un fascinant mélange de styles et de cultures. La géométrie et les éléments calligraphiques de l'art islamique traditionnel étaient bien représentés aux côtés d'œuvres figuratives surréalistes», déclarent convaincus, les auteurs de la sélection.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc