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    Economie

    Risque-pays: Les secteurs mondiaux dynamisent la croissance

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4946 Le 25/01/2017 | Partager
    Coface maintient la note A4 pour le Maroc
    Bonne maîtrise des finances publiques
    Maroc vert, énergies renouvelables, éducation… des opportunités d’investissement
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    La croissance mondiale devrait connaître une légère amélioration en 2017 (+2,7% après 2,5%). Elle sera portée par un rebond de l’activité dans les pays émergents (+4,1%), suite au redémarrage du Brésil et de la Russie qui compenserait le ralentissement de la Chine. Les pays avancés afficheraient une croissance stable (+1,6%). 2017 sera rythmée par le risque politique et bancaire dans les pays émergents

    Dans ses nouvelles évaluations du risque pays, présentées hier à Paris, Coface maintient la notation de A4 pour le Maroc. Ce qui signifie que le risque d’impayés des entreprises reste «convenable». La croissance devrait nettement s’accélérer (de 1,4% en 2016 à 3% en 2017), d’après la note sur l’appréciation du risque mise à jour en janvier 2017. Depuis le début de l’année, les instituts et organismes de prévisions sont unanimes quant à la reprise de la croissance. Moody's parie sur une croissance du PIB de 3,5% en 2017 et 4% en 2018. La Banque mondiale table sur un taux de 4% et le FMI environ 4,8%. Les prévisions d’autres institutions dont Bank Al-Maghrib (4,2%) ne sont pas éloignées. Le PIB enregistrerait une progression de 4,1% cette année, selon le CMC.

    D’après Coface, la bonne campagne agricole de 2017 devrait entraîner un net accroissement du PIB agricole. Alors que l’activité non agricole devrait poursuivre sur un rythme modéré dans la continuité de 2016. Les secteurs mondiaux comme l’automobile bénéficieraient de la timide reprise en Europe. De même que celui des phosphates qui devrait enregistrer de meilleures performances qu’en 2016 dans un marché mondial moins tendu. La croissance dans les services serait plus mitigée. L’activité des services marchands et des communications restant soutenue en réponse à une demande des ménages dynamisée par une hausse du crédit et une augmentation des transferts des résidents marocains à l’étranger. L’inflation resterait modérée. Ce qui permettrait à la banque centrale de mettre en place une politique de ciblage de l’inflation qui s’accompagnerait d’une réforme de flexibilisation du régime de change à partir du second semestre 2017.

    Les finances publiques restent globalement maîtrisées. Leur consolidation dans la continuité du programme d’aide du FMI, a favorisé un rééquilibrage des comptes publics. La réforme des subventions des produits pétroliers, a, en effet, permis de réduire significativement les dépenses courantes, avec un impact structurel sur le budget de l’Etat. La baisse du déficit public s’explique aussi par la diminution des dépenses courantes et par une augmentation des rentrées d’impôts, notamment la hausse des recettes douanières et de la fiscalité domestique.
    Après s’être contracté en 2016, le déficit public continuerait de diminuer en 2017. Le temps pris pour former un gouvernement ne devrait pas altérer la mise en place de la loi de finances 2017. La croissance économique conjuguée à une meilleure collecte de l’impôt favoriserait les recettes.

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    Le Maroc (A4) reste mieux noté. Le risque d’impayés d’entreprises reste «assez élevé» en Tunisie et «élevé» en Algérie et en Egypte. En Afrique sub-saharienne, les petits pays se portent mieux que les grands. C’est le cas au Ghana (B) et au Kenya (A4). L’Afrique du Sud s’est vue dégrader son évaluation à C. Le Maroc a la diplomatie très tournée vers le continent

    Du côté de l’investissement, les dépenses se poursuivraient avec un accroissement des investissements dans le cadre du Plan Maroc vert, ainsi que dans les secteurs des énergies renouvelables, mais aussi dans l’éducation. Le ratio dette publique sur PIB qui reste élevé diminuerait en 2017. La consolidation des finances publiques et une meilleure gestion de l’endettement conduiraient en effet à une inflexion de la trajectoire de la dette. En 2017, le Maroc continuerait de bénéficier  de la faiblesse des cours des hydrocarbures lui permettant, ainsi, de conserver un déficit énergétique réduit, bien que légèrement en hausse par rapport à 2016. La légère reprise européenne conforterait la progression des exportations des secteurs automobile et aéronautique. La balance des services serait excédentaire grâce aux performances attendues du secteur des télécommunications, bien qu’encore contrainte par les perspectives en baisse du secteur du tourisme.

    Les IDE devraient maintenir leur niveau de progression en 2017. Le secteur bancaire demeurerait profitable et bien capitalisé. La hausse des créances douteuses se poursuit dans le secteur textile, l’immobilier et le transport maritime, mais elles restent bien provisionnées. Le crédit devrait continuer à stimuler l’investissement de manière modérée en 2017 avec une reprise attendue des crédits aux entreprises.
    Afin de préserver son attractivité vis-à-vis des investisseurs étrangers, le Maroc devrait poursuivre les réformes permettant l’amélioration et l’assainissement du climat des affaires. En ce qui concerne notamment la simplification des procédures administratives liées à la promotion de l’investissement et la modernisation du cadre juridique. Seule ombre au tableau, l’économie reste très dépendante des performances du secteur agricole et les disparités sociales et régionales restent importantes.

    Le retour de l’UA vu par l’assureur-crédit

    Le Maroc a été particulièrement actif sur le continent africain et est sur le point de réintégrer l’Union africaine. Le Roi Mohammed VI a conclu en décembre 2016 une importante tournée diplomatique sur le continent dans le but de renforcer sa présence sur le territoire. En Afrique sub-saharienne, les petits pays se portent mieux que les grands. Deux pays se distinguent. Le Ghana (B) a réussi son test de maturité démocratique en décembre dernier et a une bonne gestion des finances publiques. Le Kenya (A4) connaît une reprise du tourisme, une augmentation des investissements publics et une amélioration du climat des affaires. Les exportations (thé, produits horticoles) devraient continuer de progresser. La montée des frustrations politiques et sociales en Afrique du Sud est en partie à l’origine de la dégradation de son évaluation à C, dans un contexte de très faible croissance.

     

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