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    Aéronautique: Midparc défriche sa croissance

    Par Safall FALL | Edition N°:4946 Le 25/01/2017 | Partager
    Les travaux de sa 2e phase seront lancés au second semestre 2017
    La plateforme affiche 55% de taux de commercialisation mais table sur le futur écosystème Boeing
    Thalès, Hexcel et Tecalemit réceptionnent leurs usines dans les prochains mois
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    Développé sur le modèle zone franche, Midparc intègre aussi un guichet unique administratif, douanier et fiscal, ainsi que d’autres services de proximité dédiés aux industriels (Ph. L’Economiste)

    Après une année 2016 riche en contrats d’implantation, MidParc, la zone franche industrielle spécialisée de Nouaceur, se prépare à entamer une nouvelle phase de croissance pour 2017. La plateforme planche sur son projet d’extension et se projette au prochain semestre pour le lancement des travaux. Cette 2e phase portera sur une superficie de 63 hectares, soit le double de l’emprise actuelle. «Le foncier était déjà réservé au démarrage de la 1re phase. Nous devrions finaliser les études techniques dans les tous prochains mois», explique Aref Hassani, DG de Midparc S.A, société de gestion du site. La plateforme affiche aujourd’hui un taux de commercialisation de 55%, soit entre 20.000 et 22.000 m2 de bâtiments locatifs sur les 32 hectares commercialisables (Le reste étant occupé par Bombardier, Eaton, Stelia...).

    Les promoteurs du site, MedZ en tête, espèrent surtout y caser certains des 120 équipementiers du futur écosystème Boeing annoncé par le constructeur américain au Maroc. Pour rappel, c’est 8.700 emplois et 1 milliard de dollars de business à l’export, qui sont en jeu. «Nous ne sommes pas dans une course au remplissage. Nous progressons au rythme de l’industrie. Notre objectif est que chaque m2 cédé soit systématiquement valorisé», précise le patron de Midparc.
    En attendant, justement, il y aura du mouvement sur la plateforme cette année. Les prochains mois connaîtront la livraison des installations définitives des géants Thalès et Hexcel. Le premier y transférera définitivement, avant la fin de ce trimestre, une de ses activités les plus pointues, la fabrication additive métallique. La future usine de Thalès devrait s’étendre sur 2.000 m2 pour un investissement de plus de 170 millions de DH, dont 150 millions rien que pour les équipements de production.

    Le groupe a mené ses opérations de test et de formation des équipes marocaines en Belgique.  Mais la réelle valeur ajoutée de ce projet n’est pas dans les chiffres. Elle se situe dans la nature même du process. Il y a encore très peu d’acteurs dans le monde sur la fabrication additive métallique. «Ce sera l’une des rares usines au monde, et la seule du groupe, à développer cette activité. C’est parmi les necs plus ultra des technologies industrielles», confirme le patron du Midparc, non sans une pointe de fierté. Ce qu’espère le responsable, c’est que cette usine serve de catalyseur pour attirer d’autres opérateurs de la fabrication additive ou d’autres technologies industrielles de pointe. «La maîtrise de la technologie est capitale pour une montée en compétence et en gamme du site Maroc», explique-t-il.  La production sera destinée à diverses applications dans l’aéronautique et le spatial. 200 nouveaux postes d’emplois seront créés d’ici 2020.

    Quant à Hexcel, leader mondial du composite, il concrétisera la mise dans tous les prochains mois, la mise en opération de son site industriel dont les travaux ont été lancés en avril dernier. Cette unité produira des nids d’abeilles complexes et usinés destinés à l’aéronautique, sur une superficie de 11.000 m2 et un coût de réalisation de près de 200 millions de DH. C’est dans le même ordre de grandeur que se situe l’investissement d’un autre industriel qui prendra aussi possession de ses quartiers définitifs sur Midparc: Tecalemit Aerospace. Le spécialiste français des tuyautages et canalisations aéronautiques réceptionnera ses installations entre fin février et début mars. Elle fournira des tuyaux pour les moteurs Snecma, la filiale de Safran. Ces concrétisations viennent se rajouter aux entrées en opération de Stelia, d’Alcoa, les Ateliers de Hautes Garonnes, NSE, etc.

    Pourquoi le «ticket d’entrée» est si cher

    A 1.050 dirhams/m2 pour le terrain non bâti et entre 60 et 70 dirhams/m2/mois sur un module standard prêt-à-l’emploi locatif, la plateforme de Nouaceur fait partie des sites les plus attractifs mais aussi les plus chers payés de l’industrie dans la région méditerranéenne. Un benchmark la place déjà au dessus de Wichita, la capitale américaine de l’aéronautique. Pour expliquer cette politique de prix, l’aménageur évoque la lourdeur des investissements hors-sites qui ont été nécessaires à l’aménagement de la plateforme, et le standing de l’offre atelier locatif, développée sur le modèle plug-and-play (équipements électriques, réseaux de fibre optique, air comprimé, adduction d’eau, désenfumage, chemins de câble, etc.). Pendant ce temps, le secteur reste sur des performances positives: les exportations ont progressé de 14,6% pour s’établir à une valeur de 9,4 milliards de DH.

     

     

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