×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Société

    Un match aux relents de finale

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4945 Le 24/01/2017 | Partager
    Les Lions de l’Atlas doivent confirmer aujoud’hui devant les éléphants ivoiriens
    Une des deux sélections devra dire adieu à la compétition
    herve_renard_045.jpg

    PHOTO DU JOUR: Hervé Renard a déjà remporté deux CAN, l’une avec la Zambie, l’autre avec la Côte d’Ivoire. Le technicien espère en remporter une autre avec le Maroc. Pour cela, il lui faut un nul ou une victoire pour rester en lice (Ph. AFP)

    Le Maroc joue son destin aujourd’hui contre la Côte d’Ivoire alors que la RDC, leader du groupe avec 4 points, jouera sa qualification face au Togo. Les joueurs de Hervé Renard doivent au minimum arracher le match nul, ou au mieux vaincre les Eléphants pour espérer passer au second tour. Une qualification qui leur échappe depuis 2004! Le onze national est dans l’obligation de réitérer sa bonne performance du match contre le Togo. Rencontre dont il est sorti victorieux grâce, entre autres, à des phases de jeu arrêtées mieux négociées. Le choc entre les deux sélections marquera également les retrouvailles entre Renard, et l’équipe qui l’a mené au sacre en 2015. «Au fur et à mesure de la compétition, on est monté en puissance.

    C’est positif. C’est quelque chose qui doit nous booster. Personne n’a envie de rentrer à la maison, il faudra tout donner. Cela va se jouer au mental, sur la concentration, la rigueur», a souligné le technicien français. Pour la dernière journée de la poule C, les Lions de l’Atlas pourront compter sur leur capitaine, Mehdi Benatia. Selon le médecin de l’équipe nationale du Maroc, le Dr Hifiti, le capitaine du onze national ne souffre d’aucune blessure sérieuse et devrait être apte à jouer contre la Côte d’Ivoire. Hifiti a également rassuré que tous les joueurs s’entraînent normalement en prévision du duel contre les Eléphants.

    «Certes, nous avons manqué de confiance et de concentration lors du premier match mais nous nous sommes rattrapés en les récupérant. Nous allons affronter la Côte d’Ivoire avec une grande ambition même si nous allons affronter les champions d’Afrique en titre», renchérit Omar El Kaddouri. Cette rencontre est d’autant plus capitale que l’une des deux sélections doit dire adieu à la compétition au terme du face à face.

    La Côte d’Ivoire doit forcément battre le Maroc pour poursuivre l’aventure et continuer à défendre sa couronne dans cette compétition alors qu’un petit nul suffira à faire notre affaire. A l’heure du coup d’envoi de ce match, la qualification sera le leitmotiv dans les deux camps. Alors à qui reviendra le dernier mot?

                                                                 

    Avant Pelé, Maradona... Ben Barek

    ben_mbarek_045.jpg

    Larbi Ben Barek a été la première grande star du football arabe et africain. «Si je suis le roi du football, alors Ben Barek en est le dieu». Ce compliment fut adressé par Pelé, la légende brésilienne, qui estima lors de son voyage au Maroc en 1976 que Ben Barek était le meilleur joueur de son époque. L’hommage est d’autant plus remarquable qu’il est signé de sa Majesté Pelé en personne, un type qui d’ordinaire préfère garder ses meilleurs compliments pour lui-même. C’est dire. Bien avant le numéro 10 de la Seleçao, le gamin des bidonvilles de Casablanca fut affublé du surnom de «perle noire».  Il fut un attaquant exceptionnel, reconnu pour son incommensurable talent.

    Mais le destin du footballeur marocain s’est heurté à une époque tourmentée. Larbi Ben Barek met la France et l’Espagne à ses pieds à l’aube puis au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Il intègre rapidement la sélection marocaine, avide de jeunes talents, ce qui permet à l’équipe de bien figurer, à une époque où les joueurs devaient aussi porter le maillot de l’équipe de France.  Né en 1917 dans un Maroc sous protectorat français, Ben Barek jouera à 19 reprises sous le maillot des Bleus sans même avoir la nationalité française.

    Il caressa par la suite le cuir pour l’OM et porta les couleurs de l’Athletico de Madrid de 1948 à 1953, à la suite d’un transfert record de 17 millions de francs. Lorsqu’il met fin à sa carrière en 1955, la Coupe d’Afrique n’en est alors qu’au stade de la simple idée. Dans son modeste appartement, entouré de quelques coupes et trophées, Ben Barek et ses tourments se retirent du monde, oublié ou presque du monde du football. La «perle noire» cesse définitivement de briller en septembre 1992.  Celui désormais considéré comme le meilleur joueur de tous les temps, par tout le monde de Mekhloufi aux jeunes générations, meurt dans la solitude la plus totale. Un bien triste clap de fin pour le génie.

     

     

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc