×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Entreprises

    WB Africa ouvre son capital

    Par Safall FALL | Edition N°:4944 Le 23/01/2017 | Partager
    Plus de 400 millions de DH de business… en huit mois! Et 500 millions pour 2017
    Le groupe veut soutenir ses grandes ambitions continentales
    moncef_belkhayat_wb_africa_044.jpg

    «Nous avons privilégié les acquisitions pour étendre rapidement notre présence sur le marché africain», explique Moncef Belkhayat, président de WB Africa (Ph. L’Economiste)

    Qui a dit que le marché de la communication est en crise? Personne chez WB Africa en tout cas. Le groupe de communication multi-métiers – contrôlé depuis juillet dernier par H&S Invest, la holding familiale dirigée par l’homme d’affaires et ex-ministre Moncef Belkhayat – démarre fort. L’enseigne a réalisé plus de 420 millions de DH de facturation sur les huit premiers mois de son activité. Un record! Dans son portefeuille, de grosses références à faire rougir de jalousie, dont certaines partagées avec Dislog, la firme de distribution et logistique, elle-même filiale de H&S Invest Holding (Mars, Oreo, Bimo, Gillette, Procter&Gamble…). 87% de ce business ont été d’ailleurs réalisés sur le marché local, le reste sur le continent.

    De quoi revendiquer, très vite, 13% de part de marché sur le digital et 5% sur le secteur global de la communication. Dans la foulée, l’enseigne lève entre 50 et 70 millions de DH et ouvre 28% de son capital au profit d’un fonds d’investissement luxembourgeois. On n’en saura pas davantage: le deal n’est pas encore bouclé. Cette opération est en fait l’un des actes majeurs dans les ambitions de croissance du groupe dans le continent, matérialisées par un plan stratégique Cap 2020.
    L’objectif, rappelons-le, est d’atteindre un business de 100 millions de dollars sur les trois prochaines années. En renforçant ses fonds propres, l’enseigne se donne clairement les moyens de poursuivre ses prises de participation.

    Cette approche est le fondement de son plan de développement.  Nous avons privilégié une croissance externe, plutôt qu’organique, pour étendre rapidement notre présence sur le marché africain», explique Moncef Belkhayat, président de WB Africa.
    Le groupe lance d’ailleurs cette année trois représentations à Dakar, Abidjan et Bamako pour concrétiser sa vocation panafricaine… Et ne compte pas s’arrêter là! Deux partenariats stratégiques viennent d’être scellés avec des acteurs de référence sur le marché ouest-africain de la publicité. «Il s’agit du groupe Caractère au Sénégal et en Côte d’Ivoire, et le groupe Cyclone présent au Cameroun, Gabon, Congo Brazzaville, République centrafricaine et Tchad», ajoute Adil Besri, co-actionnnaire et vice-président des activités créatives et digitales de WB Africa. Ces accords devraient aboutir, à moyen terme, à des opérations d’acquisitions ou de fusion-absorption. L’objectif est de concrétiser rapidement une présence directe sur toute cette région à fort potentiel.

    En Afrique, le groupe n’y va pas toutefois en terrain conquis d’avance. Il devra faire face à l’indéboulonnable Havas, le géant français du business de la publicité et de la communication appartenant au groupe Bolloré. «Havas a bâti sa présence à partir des champions français comme Total, Renault et Orange. Nous avons un positionnement clair d’accompagnement des groupes marocains qui se développent dans le continent», explique Belkhayat. Dans son collimateur: les acteurs bancaires (Attijariwafa bank, BMCE Bank of Africa et la Banque Populaire), ainsi que des champions industriels comme l’OCP. Pour l’année en cours, le groupe table déjà sur une croissance de 25% en 2017 en multipliant les acquisitions (565 millions de DH) et veut doubler la part de l’Afrique. Pour piloter ses opérations dans le continent, le groupe a mis en place un centre d’expertise à Casablanca jouissant du statut CFC.

     

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc