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    Dollar fort, mondialisation, climat, débats chauds à Davos

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4942 Le 19/01/2017 | Partager
    La politique de relance de Trump mise en cause
    Le libre-échange défendu face au protectionnisme
    Les dirigeants dissertent sur l’état de la planète
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    A la veille de l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche, la crainte d’une forte hausse du dollar inquiète les participants au Forum économique qui se tient du 17 au 20 janvier à Davos.  Le président élu prévoit un plan d’investissements massif dans les infrastructures de plus de 500 milliards d’euros, qui pourrait être hautement inflationniste et entraînerait une hausse des taux et une appréciation de la devise américaine. Une situation qui pourrait contraindre la Fed à relever ses taux rapidement, avec des conséquences immédiates à l’échelon mondial. En particulier pour les pays émergents qui empruntent en dollars et dont le coût de la dette s’envolerait.

    Pour l’équipe de Natixis (cf. la diversité des modèles de politique monétaire), les banques centrales se séparent en plusieurs groupes qui ont des objectifs finaux différents: «stabiliser l’inflation, le taux de change, assurer la solvabilité budgétaire». Ceci va faire apparaître une forte divergence des politiques monétaires entre les pays. Explications. Pendant que les Etats-Unis passent à une politique monétaire plus restrictive pour lutter contre l’inflation, que la Chine et les pays émergents perdent des réserves de changes pour éviter la dépréciation de leurs devises, le Japon et peut-être la zone euro conservent une politique monétaire ultra-expansionniste pour améliorer la solvabilité budgétaire et éviter une crise de la dette. La Suisse accumule d’énormes réserves de changes pour éviter l’appréciation du franc suisse. «Nous nous dirigeons donc vers une énorme asymétrie des politiques monétaires», selon Natixis.

    L’Europe ou encore la mondialisation ont aussi dominé les débats lors du Forum de Davos. Le vieux continent «doit croire en lui-même», a lancé le secrétaire d’Etat américain John Kerry, après les critiques de Trump, prédisant de nouveaux départs à l’instar de celui du Royaume-Uni. Kerry a par ailleurs lancé un sérieux avertissement sur les dangers de la «réthorique protectionniste». Donald Trump a remporté l’élection présidentielle sur un programme promettant le retour des emplois délocalisés à l’étranger et a menacé de mettre fin à des accords commerciaux. Interrogé sur les menaces lancées par le président élu pour augmenter les taxes sur les produits importés, en particulier les voitures, le prix Nobel d’économie américain, Joseph Stiglitz, a assuré que «cette politique économique est vouée à l’échec».

    Il faut «rééquilibrer la mondialisation, mais il est impossible de l’arrêter», a soutenu pour sa part le président chinois Xi Jinping, mettant en garde contre des guerres commerciales. Sur le dossier du climat, les participants à une rencontre consacrée à l’action des entreprises sur le climat se sont voulus rassurants. Ils ont estimé que la dynamique de l’accord de Paris était enclenchée et que rien ne pourrait l’arrêter. En quelques mots, David Rubenstein, l’homme d’affaires et co-fondateur du groupe américain Carlyle, spécialisé dans les fonds d’investissement, a résumé à Davos les interrogations quant au futur du monde de la finance. Lequel représente environ 20% de l’économie mondiale et qui se sent menacé par la croissance exponentielle des nouvelles technologies.

    ■ Le FMI s’attaque aux inégalités
    La DG du FMI, Christine Lagarde, a assuré à Davos que son institution prend désormais en compte l’aspect des inégalités après le Brexit et la victoire de Donald Trump. Elle a affirmé que «les économistes avaient subi un fort revers, notamment ceux qui disaient que ce n’était pas leurs affaires de réfléchir aux inégalités». Ce thème et notamment le décrochage des classes moyennes dans les économies avancées constituent l’un des sujets principaux du WEF cette année.

    ■ Le système de retraite préoccupe
    «Aucun gouvernement ne pourra financer à lui seul les retraites, face au vieillissement de la population et les entreprises et les particuliers doivent s’engager plus activement pour assurer leur pérennité», d’après le cabinet de conseil américain Mercer. Selon son classement 2016, le Danemark et les Pays-Bas sont les pays qui disposent du meilleur système de retraite. La France occupe le 14e rang.

    ■ Biden et ses accusations
    «La Russie constitue la principale menace pour l’ordre libéral voulu par le monde occidental», a averti le vice-président américain démocrate Joe Biden au Forum de Davos. Il a mentionné également la Chine et des acteurs du Moyen-Orient. «Nous avons même vu des cyberattaques contre des partis politiques et des individus aux Etats-Unis», a-t-il insisté. Il se réfère au rapport du renseignement américain accusant la Russie d’avoir interféré dans l’élection de Donald Trump comme président des Etats-Unis.

     

     

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