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    Prix de L’Economiste: Les régions et les femmes à l’honneur!

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4942 Le 19/01/2017 | Partager

    Des travaux de qualité ont tenu en haleine l’auditoire jusqu'à l’annonce des résultats du prix de L’Economiste. Organisée par le groupe Eco-Médias, éditeur des quotidiens L’Economiste, Assabah et propriétaire d’Atlantic Radio, la 12e édition a tenu ses promesses. Des sujets diversifiés, allant de l’évaluation du système éducatif marocain à l’entrepreneuriat social, en passant par l’application de la démarche de responsabilité sociale, ont été soumis, jugés et primés pour 2 d’entre eux. Sur les 9 candidats retenus,4 étaient nominés dans la catégorie Doctorat et 5 dans la catégorie Master (cf. L’Economiste N° 4940 du 17/01/2017).

    7 étaient des femmes, deux d’entre elles ont remporté les prix de la catégorie Master et Doctorat. Malheureusement, cette année le jury du grand prix de L’Economiste a jugé que les travaux présentés dans le cadre de la catégorie Bachelor n’étaient pas assez qualitatifs pour mériter une distinction. Khalid Belyazid, directeur général de L’Economiste, a toutefois nuancé ses propos. «Quand il n’y a pas de bonnes candidatures, il n’y a pas de prix», a-t-il affirmé.

     

    ■ Mahfoud Moussaid: Nominé dans la catégorie Master

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    L’idée de sa thèse lui est venue de son mentor et encadrant, Tarik El Malki, qui avait lui-même remporté le prix de L’Economiste. Très fier de sa région de naissance en général, Meknès, Moussaid ne tarit pas d’éloges sur les apports du Salon de l’agriculture en particulier. C’est d’ailleurs ce qui a motivé sa recherche: «L’accueil des grands événements: moteur de croissance économique des territoires». Prenant le cas de l’organisation du Salon de l’agriculture du Maroc à Meknès (SIAM), Moussaid a mené son étude en partie sur le terrain, «avec acharnement». Pour lui sa nomination pour le prix de l’Economiste est avant tout est une reconnaissance d’un travail de longue haleine, qui lui tient particulièrement à cœur. «La reconnaissance est encore plus appréciable quand elle vient de personnes qui ont de la crédibilité», ajoute-t-il, tout sourire.

    ■ Zineb Oulidi Jawhari: Lauréate de la catégorie Master

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    Professeur au primaire, elle a repris son cursus scolaire en 2010, et a validé sa licence en économie et gestion en 2013. Elle enchaîne dans la foulée sur un master qu’elle obtient haut la main en 2015. Suite à cela, elle postule pour devenir professeur de second cycle.  Un parcours atypique qui témoigne d’un fort tempérament. C’est aussi avec son mémoire de master intitulé: «Ouverture et croissance de l’économie marocaine: quelles interactions?» qu’elle a postulé à la dernière minute pour le prix de L’Economiste, sous l’impulsion de sa camarade de l’université Moulay Ismail de Meknès, Salma Tber. Celle-ci a également été nominée dans la même catégorie. Décrocher le prix de L’Economiste a été pour elle une «véritable surprise» qui lui apportera encore plus de crédibilité dans l’exercice de ses fonctions. Car, pour cette battante, ce n’était pas évident de concilier entre cours universitaires et travail de professeur.  Proche de ses élèves, elle n’hésite pas à partager avec eux la distinction afin de les inspirer, les faire rêver et de leur inculquer sa «culture de la gagne».

    ■ Mariem Liouaeddine: Lauréate de la catégorie Doctorat

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    Professeur assistante à l’université Ibnou Toufail, Mariem Liouaeddine, a préparé sa recherche doctorale dans le laboratoire d’économie appliquée à l’université Mohammed V de Rabat. Dans sa thèse intitulée: «Une approche micro-économétrique pour l’évaluation des inégalités et de la qualité du système éducatif marocain», la jeune femme a tenté d’analyser le système éducatif marocain sur le plan qualitatif et quantitatif. Elle a convaincu le jury du Grand Prix de L’Economiste avec une étude mobilisant les dernières techniques de recherche économétrique dans le domaine de l’économie et de l’éducation. En utilisant par exemple la modélisation multi-niveaux, qui a pour objectif d’évaluer le rendement scolaire d’un élève tout en le plaçant dans son environnement socio-économique. Pour cette chercheuse chevronnée et passionnée par l’éducation, l’aventure ne s’arrêtera pas là même après la consécration. «Les bases de données internationales et celles du ministère de l’Education nationale sont perpétuellement mises à jour. Mon prix m’aidera à financer de futures recherches dans le domaine», confie-t-elle.

    ■ Salma Tber: Nominée dans la catégorie Master

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    Intéressée par les relations internationales, Salma Tber se penche sur la dépendance du Maroc vis-à-vis de ses créanciers étrangers dans son mémoire intitulé: «La dette publique et son impact sur la croissance économique du Maroc». Curieuse de comprendre les tenants et aboutissants de la dette publique marocaine, un sujet qu’elle a découvert en licence, Tber se penche sur le sujet à l’université Moulay Ismail de Meknès. Amie de longue date de Zineb Oulidi Jawhari, grande gagnante de la catégorie Master, elles ont toutes les deux postulé à la dernière minute sans trop y croire.  Le fait d’avoir été retenue pour le Prix de L’Economiste est une source de motivation pour la jeune femme. «Cela valorise le travail qui a été fait et pousse à aller plus loin dans la recherche», explique-t-elle. Actuellement doctorante en économie, elle prépare une thèse sur l’université et le développement territorial. «Je crois que je retenterais ma chance dans la catégorie Doctorat lors d’une prochaine édition, c’est sûr même», ajoute-t-elle amusée.

    ■ Jihane Raqiq : Nominée dans la catégorie Master

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    Jeune femme aux multiples casquettes, Jihane Raqiq a multiplié les expériences dans des domaines variés. Forte d’une expérience d’une douzaine d’années dans des agences de communication, elle bifurque vers le monde associatif. Responsable communication chez SOS Villages enfants depuis 2013, elle a su concilier travail dans le monde associatif et master en marketing, communication et management. Dans le cadre du Professional Fellowship Program,  un programme d’échange avec des professionnels aux Etats-Unis, la trentenaire à l’emploi du temps bien chargé a passé un mois chez Ashoka, association qui propose un soutien aux entrepreneurs sociaux innovants. Cette expérience lui a d’ailleurs inspiré son sujet d’étude «Entrepreneuriat social: facteurs clés de réussite pour un modèle innovant, rentable et créateur de valeur sociale». Piquée, depuis, par le virus de l’entrepreneuriat, elle a récemment rejoint la famille de l’ambitieux incubateur Espace Bidaya afin de se lancer dans l’accompagnement de jeunes entrepreneurs. En perpétuelle évolution, elle espère apporter sa vision de l’entreprise responsable à ses «poulains».

     

     

     

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