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    Culture

    Le commissaire du stand Maroc s’explique

    Par Jaouad MDIDECH | Edition N°:4941 Le 18/01/2017 | Partager
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    Selon Younès Ajarraï, «l’omission de la littérature carcérale est un mauvais procès doublé d’un faux débat» (Ph. JM)

    - L’Economiste: Dans la liste des auteurs marocains invités, on trouve une bonne partie d’écrivains édités en France, ils auraient pu être invités par leurs éditeurs pour laisser place à d’autres moins connus…
    - Younès Ajarraï:
    Ce n’est pas à ces éditeurs ni à la France de les inviter, c’est notre rôle à nous. Le Salon du livre de Paris est une entreprise commerciale, et il fonctionne en tant que telle. C’est au Maroc, invité d’honneur, de fixer cette liste, de prendre en charge le séjour de ces auteurs, et de déterminer la programmation, en accord, bien entendu, avec les responsables parisiens. 

    - La grande oubliée dans le stand marocain du Salon du livre de Paris est la littérature carcérale... Comment expliquez-vous cette omission ?
    - C’est un mauvais procès et un faux débat. Cette littérature est emblématique dans le paysage littéraire marocain. Sauf que la page des années de plomb est tournée après avoir été lue par l’IER. De cela, on va discuter aussi au salon de Paris, nous y allons être présents avec un esprit décomplexé et sans aucun parti pris. Il ne faut pas se figer dans l’espace et le temps par rapport à cette question. C’est une littérature emblématique, je le répète encore une fois, qui remonte aux années 1980, et qui compte pour nous.

    - Dans ce cas, pourquoi n’avez-vu pas invité au moins un ou deux auteurs qui ont écrit sur les années de plomb?
    - D’abord cette littérature ne sera pas absente dans ce salon, personne ne va obliger les éditeurs marocains ou étrangers à exposer ces œuvres   dans le stand marocain. C’est une partie importante de l’histoire du Maroc. Parmi les œuvres qui y seront présentes, il y a le beau livre édité par le CNDH et l’Union européenne sur les lieux de mémoire, qui reproduit les photos des lieux emblématiques de l’enfermement et de la torture pendant les années de plomb.
    Ces témoignages ont été écrits pour faire avancer les choses et non pas pour ressasser le passé. Notre seul parti pris est qu’il n’y a pas d’actualité en ce domaine, et si l’on n’a pas invité les auteurs dont vous parlez, c’est tout simplement parce qu’il n’y a plus de production en la matière. Cela dit, n’oublions pas que l’un des représentants de cette littérature est Abdellatif Laâbi que nous avons invité, lui-même l’un des premiers auteurs qui ont vécu et immortalisé cette période. 

     

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