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    Analyse

    Agriculture : Avant l’irrigation, la décantation…

    Par Stéphanie JACOB | Edition N°:4941 Le 18/01/2017 | Partager
    Un bassin de décantation de l’eau mis en service
    Un maillon essentiel de la chaîne d’irrigation
    Pour une économie d’eau de 30%
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    Sa Majesté le Roi Mohammed VI lors de la mise en service du bassin de décantation de l’eau d’irrigation dans la commune de Tamesloht. Le projet, qui aura coûté 35 millions de DH, va permettre d’irriguer 17.100 ha du secteur N’fis, avec une économie d’eau de 30% 

    Objectif: élimination des particules. L’eau ainsi clarifiée pourra poursuivre sa route vers une station de filtration avant d’atterrir dans le réseau d’irrigation. Voici le rôle du nouveau bassin de décantation de l’eau d’irrigation récemment mis en service par le Roi dans la commune de Tamesloht, province d’El Haouz. Les 35 millions de DH, financés par la Banque mondiale, ont permis les travaux de construction de ce bassin, réalisé en 2 compartiments en béton armé, pour la décantation statique des eaux chargées de l’adducteur N’Fis destinées au projet de reconversion de l’irrigation gravitaire à l’irrigation localisée de la zone. Et bien sûr, des ouvrages de raccordement au canal adducteur N’Fis dans le périmètre N’Fis Rive droite. Le bassin de 3 ha permet un volume de 100.000 m3 pour irriguer 17.100 ha. Le projet ainsi lancé va permettre une économie de l’eau d’environ 30%. C’est dire son importance. A noter que les travaux de modernisation des réseaux externes sont achevés à 100%. 

    Petit à petit, une agriculture à haute valeur ajoutée se concrétise sur le terrain grâce à une volonté royale forte pour faire du secteur un catalyseur de croissance économique, équilibrée et durable, et bien sûr pour préserver les ressources hydriques de la région. Lancé en 2008, le plan Maroc Vert ambitionne une conversion nationale massive de 550.000 hectares de terres irriguées en irrigation localisée sur 10 ans, soit un rythme annuel d’équipement moyen de près de 55.000 ha. Une multiplication par 3 par rapport à la surface de départ. Dans la région de Marrakech-Safi, les derniers chiffres du ministère de l’Agriculture montrent l’avancée. Si en 2008, seuls 19.000 hectares d’exploitations agricoles étaient équipés en système d’irrigation, le cumul en 2015 arrivait à 70.050 ha, avec un objectif de 115.000 ha pour 2020. 
    Des mesures stratégiques de préservation des ressources en eau pour la sécurité alimentaire du pays. Il faut donc moderniser les équipements et les techniques, mais aussi travailler sur le renforcement de la maintenance des réseaux d’irrigation des périmètres collectifs pour une irrigation optimale en encourageant les partenariats public-privé pour leur gestion. Car il s’agit de poursuivre les efforts relatifs à la promotion de la gestion participative de l’irrigation afin d’impliquer et responsabiliser les usagers dans l’organisation des réseaux d’irrigation.

     

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