×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Politique

    RNI: La restructuration en marche

    Par Mohamed CHAOUI | Edition N°:4940 Le 17/01/2017 | Partager
    Objectif: les élections législatives de 2021
    Des contrats de performance avec les coordinateurs régionaux
    Le parti se dotera des structures parallèles

    La direction du RNI met le cap sur le prochain Congrès national. Aziz Akhannouch, qui a clôturé sa tournée régionale à Agadir, le week-end dernier, a annoncé la date du Congrès, prévu les 19 et 20 mai, suivi du conseil national le 21 du même mois. Auparavant, il faudra lancer la machine pour l’organisation des congrès régionaux et provinciaux en vue de mettre en place les nouvelles instances. 
    Dans le schéma de la restructuration en marche du parti, le modèle de gouvernance est emprunté au monde de l’entreprise. Pour mener à terme ce chantier, Aziz Akhannouch s’est appuyé sur des experts pour établir le diagnostic de l’existant avant de proposer des solutions. Les grandes lignes d’un nouveau modèle de management du RNI se basent sur des règles modernes qui ont fait leurs preuves dans le privé mais aussi dans le public. Cependant, le monde politique n’a pas l’habitude de signer des contrats de performance avec les coordinateurs régionaux. Cette fois-ci, le président du RNI compte passer par là, avec des objectifs identifiés, qui permettent une évaluation.  L’idée est de créer aujourd’hui les conditions pour jouer dans la cour des grands lors des prochaines législatives en 2021.

    L’autre mesure porte sur la réorganisation du siège central du parti. Cette opération a déjà démarré avec la nomination d’un nouveau DG, Mustrapha Baytasse, membre du cabinet de Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et député à la faveur de la liste nationale des jeunes. Il sera rejoint par d’autres profils permanents, avec l’objectif de constituer un staff en mesure de prendre en charge l’organisation et la gestion du parti. Ce modèle retenu prévoit la nomination de directeurs à la tête des administrations régionales du parti, qui seront en lien avec le siège central. Dans chacune des régions, un coordinateur politique, véritable patron du parti, sera élu à l’occasion des congrès régionaux. Certains sont connus. D’autres devront répondre à des appels à candidatures. Et ce sont les coordinateurs régionaux qui prendront en charge le volet politique. 

    Autre chantier titanesque qu’aucun président n’a réussi à mener à terme: la mise en place des organisations parallèles du parti, essentielles dans la dynamisation, l’encadrement et la formation du parti. Les femmes, les jeunes, une organisation des élus et des fédérations professionnelles par métiers (médecins, pharmaciens, avocats, promoteurs,…) sont autant de structures nécessaires si le parti veut vraiment pénétrer la société. Le RNI voudra se débarrasser d’une vieille carcasse de notables pour s’investir aussi dans le social. D’ailleurs, le projet de création d’une fondation chargée du social fait son chemin. Elle travaillera en collaboration avec les coordinateurs régionaux.

    Changer d’image

    Jusqu’ici, la réputation du RNI est faite. Il s’agit d’une formation qui est activée à la veille des élections. Passé ce rendez-vous, elle somnole en attendant d’autres échéances électorales. Aujourd’hui, Akhannouch veut couper avec cette image d’Epinal pour transformer le RNI en un parti moderne, populaire et bien implanté dans la société. Donc la proximité avec les citoyens sera l’épine dorsale du nouveau RNI. Pour cela, il s’agit d’insuffler un sang neuf et une nouvelle dynamique à cette formation, appelé à jouer un rôle de premier plan lors des prochaines élections en 2021. Néanmoins, la nouvelle vision de gouvernance du parti, introduite par Akhannouch, ne semble pas du goût de certains anciens du RNI. Ils restent sceptiques face à ces nouvelles méthodes de gestion. Pour eux, «le monde politique est différent de celui de l’entreprise». 

     

    Retrouvez dans la même rubrique

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc