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    Benguerir, capitale de l’innovation

    Par Badra BERRISSOULE | Edition N°:4939 Le 16/01/2017 | Partager
    L’université Mohammed VI polytechnique présentée officiellement au Souverain
    L’offre académique s’oriente vers des secteurs de plus en plus pointus
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    SM le Roi inaugure l'Université Mohammed VI Polytechnique à la ville verte de Benguerir. Cet établissement privé qui se veut un pôle du savoir et de la formation devra hisser le pays au rang des Etats qui investissent dans la R&D (Ph. MAP)

    Benguerir se transforme en un véritable pôle académique orienté vers la recherche et le développement. Il est porté par son université Mohammed VI Polytechnique qui vient d’être présentée au Souverain. Techniquement, les formations d’ingénieur en management industriel ont démarré en 2013, et au fur et à mesure, les différentes composantes de ce pôle ont été poursuivies. L’infrastructure qui a été présentée au Souverain abrite ainsi un ensemble de structures et de dépendances, notamment une École de management industriel, un Centre de recherche, un Centre de congrès, des résidences universitaires, un complexe sportif.

    Il dispose également de sites d’expérimentation, ouverts à la communauté scientifique, et permettant aux étudiants chercheurs des universités partenaires de tester des solutions à l’échelle réelle dans des domaines clés. Le tout conçu selon une architecture moderne conforme aux concepts de durabilité et d’économie d'énergie et proposant toutes les commodités nécessaires aux étudiants. Le coût d’investissement pour les premières installations s’élevait à plus de 200 millions de DH. Concrètement, cet établissement privé qui se veut un pôle du savoir et de la formation devra hisser le pays au rang des Etats qui investissent dans la R&D.

    Ses programmes de recherches ciblés (eau, agriculture et environnement, ressources naturelles et sécurité alimentaire, biotechnologie & biomédical engineering, architecture, urbanisme et aménagement du territoire, génie industriel et chimique, et énergies renouvelables), ambitionnent d’apporter des réponses aux principaux défis et enjeux auxquels est confronté le continent africain, tels que la sécurité alimentaire, le développement économique, l’industrialisation durable et la politique publique. A terme, quelque 12.000 étudiants, encadrés par 1.000 enseignants-chercheurs y sont attendus. Ils bénéficieront de formations scientifiques et techniques dont l’ingénierie. Les plus méritants, particulièrement les étudiants issus de familles modestes auront également droit à cette formation grâce à un système de bourse.

    Des bourses sont également octroyées pour des projets de recherche appliquée, à des chercheurs entrepreneurs et aux candidats proposant des projets au service de la communauté. A noter que la nouvelle université constitue le socle central de la ville verte «Mohammed VI» de Benguerir, première cité du genre sur le continent africain et qui s’étale sur une superficie de 900 hectares. Placée sous le signe du développement durable et du respect de l’environnement, la nouvelle cité a été conçue selon un cahier des charges conforme à la plus haute certification internationale en la matière: Leadership in Energy and Environmental Design for Neighborhood Development. L’objectif étant de mettre en place un espace et un cadre de vie qui répondent aux critères du respect de l’environnement et de la promotion du développement durable.

    Partenariat

    Pour garantir la réussite de la future école, des partenariats ont été conclus avec des institutions nationales et internationales à l’image de ceux déjà établis avec Sciences Po Paris et Sciences Po Aix (pour la faculté de gouvernance, de sciences économiques et sociales à Rabat), avec l’École des Mines de Paris (pour l’EMINES – school of Industrial Management, avec le MIT -Massachusetts Institute of Technology aux États-Unis pour les volets chimie et architecture dont l’ouverture est prévue en 2017), avec Columbia University pour le développement de la Business School, et des partenariats en discussion avec Penn State University et l’Université du Minnesota aux Etats-Unis (pour l’Institut de fertilité des sols, de génie rural et d’agriculture - ESAFE), et avec la Colorado School of Mines pour la thématique mines, pétrole, traitement et environnement. A ces partenariats majeurs s’ajoutent près de 70 accords d’échanges et/ou de coopération conclus avec des établissements sur tous les continents. Sur le plan national, l’Université s’appuie principalement sur deux conventions de partenariats, signées avec les Universités Cadi Ayyad à Marrakech et Hassan II à Casablanca, pour la formation doctorale.

    De notre correspondante, Badra BERRISSOULE

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