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    International

    Internet: Greenpeace dévoile les champions des énergies vertes

    Par Fatim-Zahra TOHRY | Edition N°:4939 Le 16/01/2017 | Partager
    Apple, Facebook et Google… de bons élèves
    L’optimisation cible les data centers de ces groupes

    Greenpeace analyse les performances énergétiques des géants du web. Apple, Facebook et Google sont les premiers qui ont lancé la course aux énergies renouvelables, il y a 4 ans, indique Greenpeace dans son rapport «Clicking Clean» publié le 10 janvier. L'organisation environnementale dresse la liste des bons et mauvais élèves de ce qu’on appelle les Gafa (acronyme constitué des groupes les plus connus Google, Apple, Facebook, Amazon).

    A ce jour, ce sont plus de 20 entreprises qui ont rejoint le mouvement. Parmi elles, des acteurs internationaux du cloud computing et de l’hébergement qui avaient d’énormes progrès à faire. Greenpeace presse d’autres entreprises du secteur (Amazon, Twitter, Netflix et Pinterest) de s’y mettre aussi. Ces engagements de passage à 100% d’énergies renouvelables se sont traduits par une augmentation importante de la part des renouvelables dans l’alimentation électrique des centres de données (data centers). Ils ont de plus stimulé la prise d’engagements de la part d’entreprises issues d’autres secteurs.

    Aux Etats-Unis, l’achat direct d’énergie renouvelable par les entreprises a augmenté de façon spectaculaire depuis 2010 pour atteindre plus de 3,4 GW en 2015. Plus des 2/3 de ces achats sont attribuables aux géants du web. Cette année, l’analyse s’est étendue aux performances des firmes de l’Asie de l’Est, Tencent, Baidu, Alibaba et Naver. Ces dernières ayant fait part de leur intention de développement à l’international. Cependant, dans cette région du monde, «les fournisseurs d’énergie bénéficient de situations de monopole et n’offrent qu’un accès limité aux énergies renouvelables».

    Ce pourrait être un véritable frein à un Internet propre. Sans de profondes modifications de la politique énergétique en Asie de l’Est, la croissance rapide d’Internet sera sûrement alimentée par le charbon et d’autres sources d’énergies polluantes. Pour agir en faveur d’un Internet plus respectueux de la planète, il est important d’adapter aussi le comportement. Regarder un film en basse définition permet par exemple de consommer quatre à dix fois moins d’énergie qu’un visionnage du même fichier en haute qualité graphique. Puisque tous les gestes comptent, il est recommandé d’éviter également d’envoyer des mails avec de trop grosses pièces jointes et penser à vider régulièrement la corbeille, les emails envoyés et de manière générale tout stockage inutile ou en double dans des centres de données.

    Une industrie énergivore…

    D’énormes quantités d’énergie sont en effet nécessaires pour fabriquer et alimenter les appareils et faire tourner les centres de données. Le secteur informatique représente aujourd’hui environ 7% de la consommation mondiale d’électricité. En 2020, le trafic Internet mondial pourrait avoir triplé. L’empreinte écologique du réseau sera ainsi encore plus importante, du fait notamment de l’augmentation de la consommation personnelle de données et du nombre d’utilisateurs à l’échelle mondiale. Il devrait passer de trois milliards aujourd’hui à plus de quatre milliards d’ici à la fin de la décennie. Selon certaines estimations, la pollution générée par l’industrie du net et son impact sur le climat sont équivalents à ceux du transport aérien!

     

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