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    Syrie: Une trêve fragile avant les négociations de paix

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4933 Le 06/01/2017 | Partager
    Des pourparlers prévues à Astana et Genève
    Des déplacés commencent à revenir à Alep-est
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    Les affrontements entre forces syriennes gouvernementales et rebelles se poursuivent près de Damas, au septième jour d'une trêve de plus en plus menacée par des violations, selon l’Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). La Turquie et la Russie ont parrainé un accord qui a permis l'entrée en vigueur le 30 décembre de la nouvelle trêve. Même si les combats ont cessé dans la plupart des régions, ils ont continué à Wadi Barada, région clé tenue par les rebelles à 15 kilomètres de Damas.

    Cette cessation des hostilités, la énième depuis le début de la guerre il y a près de six ans, doit ouvrir la voie à des négociations de paix prévues fin janvier 2017 à Astana au Kazakhstan, mais menacées selon la Turquie par les violations de la trêve par le régime du président Bachar al-Assad.  Les négociations seront parrainées par Moscou et Téhéran, soutiens de Damas, ainsi que par Ankara qui appuie des groupes rebelles. Elles doivent précéder des pourparlers prévus en février 2017 à Genève sous l'égide de l'ONU. Avec la poursuite des violences, François Hollande a appelé au plein respect, «en particulier par le régime», du cessez-le-feu pour permettre la tenue des négociations de paix envisagées par l'ONU.

    Wadi Barada, où se trouvent les principales sources d'approvisionnement en eau potable pour la capitale et ses environs, est la cible des forces du régime qui tentent de s'en emparer. Ce dernier accuse les rebelles de «contaminer au diesel» les réserves d'eau et de couper le réseau d'approvisionnement vers Damas qui connaît de sérieuses pénuries depuis mi-décembre 2016.

    A Alep-est, des déplacés commencent à revenir malgré le froid et des destructions d'une ampleur «inimaginable», a déclaré Sajjad Malik, représentant du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur place. 2.200 familles sont arrivées dans le quartier d'Hanano ces derniers jours, selon le représentant de l’organisation onusienne. Compte tenu des destructions et des conditions de vie, les retours ne sont cependant pas conseillés. «Il fait extrêmement froid, ici. Les maisons où les gens reviennent n'ont plus ni portes ni fenêtres, ni de quoi cuisiner», a précisé le HCR. Les négociations de janvier et février devraient tenter de mettre fin à la guerre civile en Syrie, qui a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés depuis mars 2011.

     

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