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    Attentat d’Istanbul: L’identité de l’assaillant se précise

    Par Reda BENOMAR | Edition N°:4931 Le 04/01/2017 | Partager
    Un Kirghize qui aurait combattu en Syrie pour Daech
    Déjà 16 personnes en garde à vue dans le cadre de l’enquête
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    Le profil de l’auteur présumé de l’attentat contre une discothèque d’Istanbul commençait à se préciser mardi 3 janvier, avec la diffusion de premières photos et d’informations selon lesquelles il aurait combattu pour Daech en Syrie. Toujours activement recherché, le suspect serait Iakhe Mashrapov, d’origine kirghize. Le Kirghizstan enquête pour sa part sur la possible implication d’un de ses ressortissants dans l’attentat, interpellé à son retour de Turquie, puis relâché.
    Le gouvernement turc, qui a évoqué une «enquête difficile», a indiqué que des «données relatives aux empreintes digitales et à l’apparence» du tueur avaient été obtenues, sans plus de détail. Seize personnes ont été interpellées et placées en garde à vue dans le cadre de l’enquête. Le tueur présumé s’était installé en novembre en Turquie avec son épouse et leurs deux enfants afin de ne pas éveiller les soupçons. L’épouse pourrait faire partie des personnes en garde à vue.
    Les autorités turques ont diffusé plusieurs photos de l’assaillant présumé qui a tué 39 personnes, pour la plupart des étrangers, qui célébraient le Nouvel An au Reina, l’une des plus célèbres boîtes de nuit de la métropole turque.
    Les enquêteurs estiment qu’il pourrait être lié à une cellule qui a commis un triple attentat-suicide à l’aéroport Atatürk d’Istanbul ayant fait 47 morts en juin, imputé par les autorités à Daech. Ils pensent aussi que l’assaillant aurait suivi un entraînement poussé au maniement des armes. Il a ainsi utilisé des chargeurs doubles pour optimiser le temps de rechargement, des grenades aveuglantes pour désorienter ses cibles et visé le haut du corps pour augmenter le taux de mortalité des tirs. L’attentat au Reina, le dernier d’une longue série qui a secoué la Turquie depuis un an et demi, est survenu alors que l’EI semble avoir fait de la Turquie l’une de ses cibles prioritaires, surtout depuis le début de l’intervention d’Ankara en Syrie. Il marque un début 2017 sanglant pour le pays, déjà secoué en 2016 par une tentative de coup d’Etat et une vague d’attentats meurtriers liés aux jihadistes ou à la rébellion kurde.
    L’attentat du Nouvel An s’est produit malgré un déploiement massif de forces de police à Istanbul, ville tentaculaire frappée par de nombreux attentats au cours de l’année écoulée. La plupart des personnes tuées au Reina sont des étrangers originaires, pour beaucoup, de pays arabes à majorité musulmane.
    Il survient alors que l’armée turque tente, au prix de lourdes pertes, de reprendre la ville d’Al-Bab, un bastion de Daech dans le nord de la Syrie où Ankara mène une offensive contre les jihadistes, mais aussi les milices kurdes. L’état-major turc a annoncé mardi que 18 «terroristes de Daech» avaient été tués dans des combats et bombardements à Al-Bab lundi 2 janvier. Le Premier ministre turc Binali Yildirim a affirmé mardi que la Turquie continuerait de «combattre le terrorisme partout où il se trouve».

     

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